<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528</id><updated>2012-03-10T21:24:52.401+01:00</updated><title type='text'>CALICLES</title><subtitle type='html'>personnage fictif dans l'imaginaire moderne d'un inadapté</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>24</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-1408022085446166645</id><published>2011-08-14T16:49:00.009+02:00</published><updated>2012-03-10T16:56:34.742+01:00</updated><title type='text'>Rhapsodies</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR" style="line-height: 150%;"&gt;L’histoirede mes affabulations, mes mensonges d'enfant sage. Tout mettre, tout déballer,tout sortir. Sans fard, sans ambages, sans mentir&amp;nbsp;: mes gènes, mesabominations, mes horreurs, tout, toute mon enfance, tout ce que la vie m’adonne, m’a repris, tout ce qu’elle m’a appris, comment elle me construit. Enfugue, en toccata, bienvenue en rhapsodie. Fini de jouer. Naitre au monde.Acter sa vie. J’ai l’ambition de naitre, et renaitre de mes humiliations. Jeveux vivre, vivre mes victoires, vivre mon destin, gagner le courage de lefaire exister. Dire ‘je’, aimer le monde tel qu’il est, ne plus vouloir enchanger, ne plus en rêver, accepter de vivre avec, dedans, le travailler del’intérieur de manière a ce qu’il me ressemble, ne plus le haïr, ne plus ensouffrir, le prendre, tendrement, affectueusement, le voir, beau, laid, envrai, en partage, construire ensemble, a deux, ou dix, ou mille, garder unefemme, tenir ses promesses, crier : ‘je l’aime, je veux vivre avec elle’,contre la trahison des pères, contre des mères indignes, contre sa famille.Rompre. Définitivement, aujourd’hui, tout de suite. Sans attendre, sansbénédiction. Le talent de vivre se mesure à l’aune de la joie, en uneformidable symphonie, inaliénable, irréconciliable, un délire enivrant quidéchire le souffle et sacrifie l’ennui sur l’autel d’une extase. &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;«Elle est repartie&lt;br /&gt;Quoi ? L’éternité&lt;br /&gt;C’est la mer halée avec le soleil»&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="line-height: 150%;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR" style="line-height: 150%;"&gt;Cetteréplique m’obsède … Ça m’obsède … J’en créerais bien une, moi, tiens, deréplique … Une bonne vieille réplique, tiens, une réplique heureuse, belle,d’envergure, fière d’elle, fière d’être une réplique, peut-être même folle, etpourquoi pas ? ... En tout cas, honnête, oui, honnête, c’est ce qui compte, uneréplique honnête … Mais surtout une réplique à moi, à moi tout seul, rien quepour moi (moi aussi j’ai droit quand même ! Non mais ! ) … Une qui resterait...Elle. Ma réplique ... Enfin … Si Dieu veut … pour moi … pour toujours … ou bien… pour maintenant, oui … pour aujourd’hui, juste là, pour tout de suite … prêteà consommer, la réplique ... Juste elle et moi&amp;nbsp;! Alors je lui dirai : Masolitude est un don, une chance, une révélation, une garce, une vierge rougequi te saigne a blanc toi et ton regret, toi et ta honte, pétrifié, interdit,furieux, désespéré, possédé, maudit, en sueur, en nage. Mon charisme se tait etécoute avec retenue et sans orgueil ton cœur en fièvre qui se méfie, jouit, seperd, découvre son voyage, ses naufrages, trace son sillon et sa trajectoirenomades. Ma peur reconnaîtra tes faiblesses, elle choisira d’aller ou ca faitmal, ou pas, elle refusera de subir ou de suivre aveuglément ta folie esclavede l’amour qui me lie et me brule – moi contre elle … Et pourquoi pas ? Laguerre, c’est peut-être ça qu’elle veut de moi, la réplique ... qui sait ? Elle enveut toujours plus de toute façon … La garce ! – Chienne, qu’elle saigne ! Sic’est la guerre qu’elle veut, elle l’aura … Saleté, va ! Ce sera ni la premièreni la dernière … je les connais moi ces putains de répliques, on me la fait pasà moi ! En guerre contre tous, contre toutes les répliques du monde …&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Honnir me tue&lt;br /&gt;Aimer m’évertue&lt;br /&gt;Vivre me perpétue&lt;br /&gt;Espérer me prostitue&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR" style="line-height: 150%;"&gt;Puisquela vie est une longue torture qui nous tuera tous sans témoins, je choisirailibrement ma mort afin que les autres n’en profitent pas, je mettrai à nu lesconvenances, les coutumes, les rites, les conventions, les convictions, lescons, surtout, tous les cons, tout court. Vous verrez ma colère, vous verrez maferveur, ma verve, mon supplice, mon charme, enfin vous verrez, vous saurez,déjà, d’avance, tout&amp;nbsp;: les ravages de l’hypocrisie, les délices amèresd’une musique qui ne me dit plus rien, qui ne m’a jamais rien dit, ou presque,vos lâchetés en abime défendent de nous sauver du néant charnel et de lavolupté éphémère mais ne parviennent a rien, au grand Rien, au Rien intégral,au mystère angoissant et inconsistant du Rien, du rien au Rien a travers rienet a la fin il ne reste rien, rien à donner, rien à laisser, rien atransmettre. Dieu vomit les égoïstes et les médiocres. Oui, vous mourrez seulset fragiles et je vous regarderez crever, vous n’y comprendrez rien, lesfauteuils d’orchestres resteront vides et sans vie et moi, un mercenaire quipurifie par le meurtre, un prophète du chaos, un survivant des fanges, Samajesté des larmes, je serai la, pour voir, pour témoigner, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="FR" style="line-height: 150%;"&gt;les épaules droites, le regard loin, la voix posée, jerendrai les coups, je me battrai, le poing tendu, au plus vite, au meilleur,fier, adulte, debout, intègre, je ne dirai plus jamais ‘merci’, ni ‘s’il vousplait’, sans excuses ni pardon. Pour continuer de vivre je continuerai dementir, bien, a la perfection, sans fausses notes, constamment,consciencieusement, mentir et aimer mentir, pour rire, pour faire plaisir, pourépater la galerie, je jouerai la comédie, jusqu’au bout, jusqu'à la lie, sansm’arrêter.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="line-height: 150%;"&gt;Voila la vérité, l’ultime, l’unique vérité&amp;nbsp;: croire et laissercroire, c’est le secret. Les guerriers meurent pour que les prétentieuxpuissent vivre. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-1408022085446166645?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/1408022085446166645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2011/08/rhapsodies.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/1408022085446166645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/1408022085446166645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2011/08/rhapsodies.html' title='Rhapsodies'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-8030797927646184217</id><published>2011-02-20T16:22:00.025+01:00</published><updated>2011-11-30T08:50:08.942+01:00</updated><title type='text'>DIASPORA</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;ELLE :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;La mer – la plage – l’horizon – Une maison. Une maison sur la plage, un rêve, mon rêve avec lui. Pour nous. Pour toujours. Ensemble. Toujours plus fort. Plus fort que tout. Plus fort que l’argent. Plus fort que la mort. Plus fou encore. Hier, votre fils est mort. À l’hôpital. Seul. Sans souffrir. En homme. Libre. Dans un lit. Sans bruit, sans cris. Heureux. Avec lui-même. Il a vu ce qu’il est devenu, et ça lui a plu. Agréablement. Sa vie lui a plu, et c’est le principal. Une grande âme, votre fils. D’abord, les sentiments. Dans toute leur honnêteté. Surtout. Jusqu’au bout, jusqu'à l’extrême : la honte - et la honte d’avoir honte, l’amertume - devoir c’est mourir, abandonner c’est trahir, n’est-ce pas ?,  l’honneur - oui, l’honneur, lui, il savait ce que c’était. Un être sans concessions. Auquel on s’attache, c’est si rare en ce monde. Un homme, un vrai. Droit, qui regarde loin. Mon homme. Mon ange. Un être en vie. À pleine vie. Un cœur généreux. Qui ne cherchera jamais à se plaindre, qui ne voudra jamais que la vérité. Et savoir vivre avec, c’est le chemin le plus difficile au monde. Il aimait la difficulté, votre fils. Il recherchait la beauté et refusait l’hypocrisie. Il savait vivre, ailé, sans triche. Sans vous – oui, sans tous ces professionnels de l’humiliation, ces fanatiques de la mauvaise foi, ces prisonniers du sang. Il ne vous aura pas donné ce plaisir. Il voulait vivre sa vie. Une vie simple. Une vie pleine, c’est tout. C’est déjà tant. Ce n’était peut-être pas assez pour vous. Il y a des vies qui valent la peine d’être vécu. Mille vies en une. Pour toutes celles qu’il aura su vivre, il me manquera beaucoup. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;LUI :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’éternité est un poison, je couche avec elle tous les soirs, j’en veux toujours plus, je m’en fout, je me fout de tout, y’a toujours un prix à payer pour l’au-delà, c’est vrai, mais j’y vais quand même, en avant toute, je prend tout, je plonge la tête la première et plutôt deux fois qu’une, un aller simple, un direct pour la grâce, un petit dernier pour la route, c’est plus fort que moi, j’y peux rien, je me drogue à l’absolu, je le recommande mais attention c’est fort, avis aux inities, un destin, ça se mérite, c’est pas donne à n’importe qui, c’est précieux, c’est Dieu qui choisit, il fait le tri, y’en aura pas pour tout le monde, c’est sûr, c’est comme ça, c’est pas juste, on le sait, on se l’avoue pas mais l’avenir nous le dira toujours à sa manière, la vie est là pour ça, l’amour aussi, on ne vit pas pour quelqu’un, ni à travers, ni a ses crochets, on vit à ses cotes et on apprécie la rigueur de son âme, c’est tout, on vit pour soi, c’est mieux, la vie n’a pas peur, jamais, c’est l’homme qui a peur, c’est le premier pas le plus dur, après ça va tout seul, tout va très vite, c’est parti pour de nouvelles aventures, pour devenir, pour s’appartenir, pour être a soi, pour s’abandonner au vertige, au plaisir, au suc, a la moelle, pour exister, donner, durer, vibrer, incarner, chanter, baiser, a deux on oublie tout, on pardonne rien, on change pas, on danse la gigue, on saute à pieds joints dans l’inconnu, on partage de l’infini a discrétion, épars, nomades, en diaspora, seuls au monde, seuls contre tous mais plus fort que jamais, sans famille, sans nom, sans identité, anonymes, incognitos, enfin libres, en vie, on donne envie, on rêve dans le désert, on fait des gosses, pour rendre, pour transmettre, pour le meilleur, rien que le meilleur, pour gagner l’éternité, c’est sacre, c’est le succès, c’est tout bon, voir grandir un enfant, donner le meilleur de soi, grandir avec lui, ensemble, ne plus être seul, enfin, un enfant on te l’enlèvera pas, jamais, c’est toi qui l’a fait, personne d’autre, lui c’est pas une plante, c’est pas un chien, c’est pas toi en double, c’est même pas toi du tout, c’est quelqu’un d’autre, c’est sa vie, pas la tienne, la sienne, c’est elle l’éternité, cachée, retrouvée …&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;ELLE :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Tout ce dont vous m’avez privé, tout ce qui m’estinterdit aujourd’hui, sans lui, à cause de vous, vous autres, vous tous,pauvres types, pauvres merdes, mon enfant je l’ai tué, je m’en veux, j’auraipas dû, je sais, j’ai beaucoup pleuré, ça passe pas, ça passera jamais, malheura celui qui trébuche une fois, une seule fois, une toute petite fois et c’estfini, c’est fragile une histoire, ça coûte cher, ça fait mal, ça peut tuer,après on s’en veut, on a peur, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, n’importequoi pour pas décevoir, pour continuer à vivre malgré tout, on en revient pas,on se regarde plus dans la glace, on sait qu’on a fait une connerie, laculpabilité, la boule au ventre, le dégoût dans la bouche, ton âme n’est pluspure, tu respires plus, t’étouffes, tu mens une fois t’es foutu, t’y a cru,t’en a plus pour longtemps, la mort est là, tout prés, le mensonge c’estmortel, le silence c’est pas mieux, la vie te passe dessus, elle t’écrase, ellegagne toujours, elle fait pas de cadeaux, l’innocence se barre, elle prend lelarge, elle revient plus jamais, l’amour s’en va, craque, casse, se broie, lebonheur meurt toujours, le bonheur doit mourir, le bonheur a raison de mourir,il reste rien, rien qu’un champs de ruines, plus rien a construire, plus rien acroire, plus rien a dire, c’est fini, la fin d’un monde, la fin d’un rêve, leshéros crèvent tous a la fin du film, c’est connu, une vie brisée en millemorceaux impossibles à recoller, une gloire chasse l’autre, personne n’estjamais assez fort, personne n’est parfait, tous les hommes sont lâches, sales,a jamais, c’est comme ça, ils mentent, ils aiment ça, ça fait du bien, si lesfemmes préfèrent les salauds, on est sauves&amp;nbsp;! Qui a raison qui a tortquand on part&amp;nbsp;, quand on revient pas,&amp;nbsp;quand la vie passe sur nous et nous a bien lessivé&amp;nbsp;, quand on s’enfout du monde qui saigne et que ça change rien, quand on s’en sort plusensemble, quand tout est contre nous et qu’on n’y peux rien, quand personnefait exprès de mourir, quand la merde est là devant nous et qu’on fait rienpour l’arrêter, quand la maison brûle et qu’y’à plus rien à sauver, quand oncrève et que c’est la meilleure chose à faire, quand on aime pas la vie maisqu’on est obligé, qu’est-ce qu’on fait à la fin, dis, qu’est-ce qu’y’a à faireen fin de compte&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;LUI :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Adieu. Pas «&amp;nbsp;au revoir&amp;nbsp;». Pas «&amp;nbsp;àla prochaine&amp;nbsp;». C’est fini. Nous ne nous reverrons plus, jamais. C’estcomme ça. Personne n’y peut rien. Tant pis pour nous. Les gens ne nous aimaientpas, c’est vrai, qui aime voir des gens heureux&amp;nbsp;? Le malheur, ça réchauffeque les ordures, les salauds, les jaloux, les autres. Moi, je nous ai aimés.Toi aussi. Partout, dans tous les sens. Au hasard. Beaucoup. Énormément. Mal.Mais l’amour est là, c’est l’essentiel. Personne ne gagne à la fin. La vie estune putain qui s’ignore. J’ai envie de crier. T’as vu, personne ne pleure. Pasla peine. Nous sommes déjà morts. Déjà passés. Tout passe, la vie passe, laguerre, l’amour, ça passe. Nous sommes tous des témoins. Ça fait rien, on sefait à tout. Et c’est bien ça le pire. Un jour, je sais, je ne vous croiraiplus, je serai bien meilleur que vous, je suis déjà quelqu’un d’autre, unhomme, un vrai, enfin libre, enfin moi, heureux, fier, en paix, ouvert al’inconnu, incomplet et beau, seul, dans le désert, juste un désert entre vouset moi, vivre ça compte pas, le temps compte pas, rien ne compte. L’important,c’est le chemin. La trajectoire. La paix, la solitude, collée à nous. En nous. Noussommes tous des condamnés, des égoïstes universels, des complices. J’ai casséune famille, moi, j’ai tué, j’ai assassiné, j’ai reçu des cadeaux trop chers,des cadeaux empoisonnés, j’ai jamais rien su garder … Je suis né, j’étaistriste, voilà, c’est tout, c’est fini.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-8030797927646184217?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/8030797927646184217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2011/02/diaspora.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/8030797927646184217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/8030797927646184217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2011/02/diaspora.html' title='DIASPORA'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-5561701375147870533</id><published>2010-08-16T21:29:00.012+02:00</published><updated>2012-03-10T21:24:52.409+01:00</updated><title type='text'>A la dérive</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote class="tr_bq" style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;a tous ceux et a toutes celles &lt;span lang="FR"&gt;qui ont fait du mal pour se faire du &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;bien&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small; font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small; font-weight: bold;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; line-height: 200%; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;... ça y est, c’est fait, je l'ai tue, il est mort le con, l’encule, je l'ai nique, y'avait longtemps que je voulais, j'y suis enfin arrive, plus haut que lui, plus fort aussi, belle paire, pour moi j’entend, parce qu’en ce qui le concerne, impair et passe, sans couilles je veux dire, deux comme lui vaut mieux pas, c’est déjà trop, je le souhaite a personne, jamais, pas même a mon pire ennemi, rien, nada, la merde quoi, indigne, sans mérite, incapable, il vaut rien, rien du tout, un vaurien, un minable, un moins que rien, avec rien a offrir, des cadeaux trop chers avec rien a l’intérieur, c’est toujours la compétition, c’est le dernier qui a parle qui a raison, il prend jamais de décision, il fait mine de ne pas comprendre, il ne veut pas comprendre, il fait croire que c’est a toi, juste croire, il te manipule, il joue avec ta culpabilité, il t’aime pas : il te contrôle, il attend que tu lui demandes, tout est de ta faute, il te garde comme ça, "ta vie t’appartiens mais n’oublie qui te l’a donne, tu es a moi, c’est moi qui t’es fait, ma chose : mon amour, grandis merde, arrête de chialer, sors, amuse toi, rencontre des gens, ouvre toi, sois un homme, deviens quelqu’un, c’est trop demander, tu resteras petit toute ta vie, t’as jamais été a la hauteur, t’as jamais été adulte, tu seras jamais quoi que ce soit, t’es nul et non avenue, sans avenir, rien a faire, rien a tirer, du gâchis, de la mauvaise graine, du mauvais vin, t’es un mauvais, c’est tout", c’est trop, faut rester avec ça, jusqu'à la fin, jusqu’au bout, sans broncher, sans rire, sans parler, j’en peux plus, je meurs a petit feu, j’étouffe, je pars, je suis loin, je suis pas ne pour ça, je veux plus souffrir, j’ai plus peur, ça marche plus avec moi, c’est fini, je suis plus dupe, il a rien compris, il croit qu’il a gagne mais je lui demanderai plus rien, il ne peux plus m’atteindre, je ne suis plus dans l’attente, je ne suis plus dans l’espoir, je ne suis plus vulnérable, je ferai mieux, moi, c’est sur, c’est déjà fait, j’ai gagne, c’est ma vie, je l’ai choisi, je la connais, attention je mords, j’ai la mort aux dents, je tiendrai plus très longtemps, je veux partir vite et bien, rapide et sans douleur, je peux même l’aider la mort si elle veut, pas de problème, c’est pas la première fois, on est jamais mieux servi que par soi-même, la mort y’a que ça de vrai, faut en finir, une bonne fois pour toutes, c’est la vie, on y peux rien, on peux pas tout avoir, tout recevoir au hasard, faut payer a la fin, faut donner un peu, la vie c’est pas gratuit, ça vaut mieux que de rester la a deux a se regarder en chien de faïence, a vouloir absolument s’accrocher pour se faire chier encore, a quoi bon, on est quitte, mourir ensemble a quoi ça sert, entre égoïstes on se marie, c’est tout ce qu’on peut faire, et après, lutter, pour quoi faire, vieillir on s'en sort pas, les vieux ça sert a rien, on reste con toute sa chienne de vie et en plus on tient a le rester, le reste du temps on pisse entre les lignes sans savoir pourquoi ni comment ni quoi ni combien, on est juste bon a ramasser la merde du monde père de merde mari de merde femme de merde enfants de merde famille de merde on s’en sort pas, jamais, on choisit pas grand-chose en fin de compte ici bas, même rien, rien de rien, alors autant choisir de partir, de mourir, la, comme on peut, quand on peut, choisir quand y’a le temps, quand c’est encore possible, on se sent plus libre après, et c’est fini on en parle plus, tout ce tintouin autour de la mort quand même, un petit coup et c’est fini, au dodo, bon vent, c’était bien merci, a la prochaine, on se reverra, c’est pas fini, ça continue, c’est jamais fini la comédie de la vie, en toupie, en musique, en scène, la caméra tourne toujours, tout tourne autour de moi, la star, la danseuse étoile, toutes voiles dehors, je dérive, les morts nous poursuivent, les morts nous rattrapent,  les morts nous survivent, ils nous hantent, ils nous observent, ils nous guettent, ils courent vite, ils nous lâchent pas, ils nous harcèlent, &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;ils se lavent de nos péchés, de nos blessures, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;ils finiront par nous tuer, on en crèvera c’est sur, tous, qu’on le veuille ou non, coinces, cernes, on est faits comme des rats, on en sort pas, on y peux rien, c’est bien fait, tant pis pour nous, rideau !&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-5561701375147870533?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/5561701375147870533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/08/la-derive.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/5561701375147870533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/5561701375147870533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/08/la-derive.html' title='A la dérive'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-1538466596185005833</id><published>2010-06-07T11:12:00.010+02:00</published><updated>2011-08-24T10:03:33.746+02:00</updated><title type='text'>Le petit-fils préféré</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: courier new; font-size: small;"&gt;Le calme, le silence. Avant la bataille. Avant la guerre. Avant, on pouvait… Comment c’était, dis, mamie, la vie avant ? Elle ne peut plus répondre. Elle ne répondra plus jamais. Elle n’a jamais vraiment beaucoup parlé faut dire, ma grand-mère. C’était pas une bavarde. Elle ne se livrait jamais. Elle ne s’épanchait jamais, par pudeur. Son seul ami, c’était son poste de télévision. Ça marchait constamment. Parfois pour rien, juste pour marcher. On regardait pas. On regardait pour &lt;i&gt;Dynasty&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;La Vengeance aux deux Visages&lt;/i&gt;. «C’est chouette» qu’elle disait. Je l’accompagnais dans ses silences. Nous avons vécu longtemps sans rien nous dire. Je me revois seul dans la cuisine et nous jouons aux cartes. Au Rami, plus exactement. Cinquante et un, Stop, parfois la belote. J’aimais nos parties. Nos solitudes, on les respectait ensemble. Toute sa vie, ma grand-mère n’a pas fait de bruit. Et pourtant, elle en imposait. Le plus grand charisme n’a pas besoin de clairons ni de cloches. Chez ma grand-mère, tout passait par les yeux. Dans le regard. Un vert émeraude, un vert rubis, le vert de l’espoir, vert brillant de mille feux. Comme la Mer Rouge. La plus belle couleur du monde. Un regard pur, sans angoisse, qui surgit pour moi tout seul, un instant d’éternité et d’absolument vert. Très sage. Très discrète. Jusque dans sa mort. Elle est partie en engueulant les pompiers. Elle était pas malade. Jamais. Elle réclamait encore ses cigarettes. Ses Gauloises, ses dernières Gitanes Maïs, je sais, c’est moi qui descendais lui acheter ses paquets. On l’a perdue à l’entrée de l’hôpital. Elle a pas voulu rentrer. Elle se sentait peut-être encore de trop. Je me souviendrai toute ma vie de ce regard de l’adieu lancé le jour où elle est partie, un regard qui disait : « je sais que tu sais que c’est le dernier, c’est la dernière fois que tu me vois, maintenant c’est à toi de faire, maintenant c’est à ton tour de vivre, t’as plus besoin de moi, je peux partir tranquille ». Et moi qui comprends, et moi qui acquiesce. Le temps l’a tué. Ou la mort, je sais pas. Elle a fait son temps. Voilà comment on partageait notre amour, comment j’ai appris à aimer, voilà ce que je respecte depuis le plus au monde : une humilité bien ordonnée devant la vie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-1538466596185005833?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/1538466596185005833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/06/le-petit-fils-prefere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/1538466596185005833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/1538466596185005833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/06/le-petit-fils-prefere.html' title='Le petit-fils préféré'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-6000545613983212251</id><published>2010-05-03T18:25:00.009+02:00</published><updated>2010-08-08T12:16:36.381+02:00</updated><title type='text'>Hardeuse (premier jet)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt;Elle affolait. Elle en raffolait. Elle en&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; redemandait. Sans pudeur, sans cesse, sans crainte.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; Elle dérangeait, elle fascinait, elle baisait pour&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; vivre, elle aimait ça, elle le montrait, elle en &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt;voulait, elle s’arrêtait pas. Elle se regardait&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; faire, elle participait aussi, elle y mettait du&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; sien, de la vigueur, tenace, bonne fille,&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; travailleuse, perverse à souhait, sans limite, à&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; deux, à quatre, à douze.   "Qu’est-ce tu fais dans&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; la vie, jeune fille ? - Je suce. J’aime quand ça&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; mousse, quand ça fond…». Espiègle, coquine, nympho,&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; des lèvres en feu, Cindy bouchait des trous. Ses&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; trous. Elle ne supportait pas les orifices à l’air.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; Elle happait, lippait, léchait comme une déesse. Elle&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; était la meilleure dans sa catégorie. La plus grande&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; fellationneuse du monde. Une branleuse&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; professionnelle, une vraie poupée à bites, une&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; marionnette du plaisir, une cannibale en face à face&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; avec l’enfer. On la désirait tous. On la voulait&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; tous. La pénétrer, la limer, la bourrer, la&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; masturber, l’attacher, la fesser. Pour finir, nous&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; jouissions sur ses seins. Elle attendait, lascive, &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt;bouche ouverte. Elle nous regardait. Ses yeux&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; bandaient. Comment arrivait-elle à respirer au milieu&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; de toutes ses queues ? Elle oubliait de respirer.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; Elle s’oubliait. « Du foutre… ». Je la regardais,&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; elle ne me voyait pas. Elle ne pouvait pas me voir.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; Elle ne jouissait pas, elle était la jouissance. Je&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; pouvais tout lui faire avec les yeux. Tout. Mes yeux&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; touchaient son corps. Juste son corps. Un corps à&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; ouvrir, un pubis à combler. Tout offert, tout montré,&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; un corps résumé. Tout son corps pour moi tout seul et&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; rien à faire. Elle n’y pouvait rien, elle ne voyait&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; rien. Moi non plus je ne voyais rien, rien à voir.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; Déjà fait, tout fait. Elle n’en saurait rien. &lt;span style="font-family:courier new;"&gt;J’avai&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;s&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:courier new;font-size:100%;"  &gt; déjà tout oublié.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-6000545613983212251?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/6000545613983212251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/05/hardeuse-premier-jet.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/6000545613983212251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/6000545613983212251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/05/hardeuse-premier-jet.html' title='Hardeuse (premier jet)'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-4385013704126315929</id><published>2010-04-25T17:42:00.004+02:00</published><updated>2012-03-10T21:23:54.768+01:00</updated><title type='text'>Le sacre désenchanté du printemps</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Construis, je me construis. Contre. Envers. Enfin, je suis là. Je m’incarne. Je me pose. Réconcilié avec le monde. Présent. Être enfin quelque chose…Quelle joie ! S’assumer pleinement. Tout entier. Sans crainte. Sans remords. Sans haine. C’est peut-être ça le courage. Ce vers quoi l’on court toute sa vie sans jamais l’atteindre. On court et on oublie l’arrivée. La fin. C’est la fin qui fait peur. Effroyable. Horrible. Une fois pour toutes. Rideau ! Toute ma vie, j’ai fait plaisir, j’ai fait semblant. J’ai jamais tenté de vivre pour moi. Ça vaut le coup, il paraît, qu’ils disent. Ça vaut le coup… Mais le coup de quoi ? Le coup de mou j’ai eu, ça c’est fait, ça précède le coup de bambou. Puis c’est tout, c’est tout ce que j’ai eu pour le moment. Y’a pas de quoi en faire un plat. C’était jamais pour moi, jamais mon heure. Pas encore, faut attendre. Enfin c’est ce que je me répète en boucle, mais pour combien de temps encore ? Attendre, ça me sert à rien à moi. Moi, l’effacé de service. Toute ma vie tout seul, toute ma vie à jouer l’invisible. Y a pas d’amour là-dedans. Y a juste le besoin d’être reconnu. À tout prix. Et déçu, forcément. Aucun besoin d’être heureux ou d’être vrai. C’est plus drôle, je rigole plus, plus du tout, y’en a marre, j’aimerais dire « Stop », mais j’peux pas. J’ai beaucoup pleuré dans ma vie. Beaucoup. Ça sert à rien. Les autres sont toujours là. Ils s’en foutent surtout, tous, de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_202"&gt;moi&lt;/span&gt;. La vie &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_203"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_203"&gt;aussi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_204"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_204"&gt;est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_205"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_205"&gt;toujours&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; là. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_206"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_206"&gt;Elle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; s’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_207"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_207"&gt;en&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_208"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_208"&gt;fout&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_209"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_209"&gt;aussi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_210"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_210"&gt;Avec&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_211"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_211"&gt;son&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_212"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_212"&gt;cortège&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_213"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_213"&gt;ennuis&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_214"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_214"&gt;emmerdes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_215"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_215"&gt;du&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_216"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_216"&gt;quotidien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;…&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_217"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_217"&gt;Elle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; t’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_218"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_218"&gt;écrase&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_219"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_219"&gt;salope&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; si tu &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_220"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_220"&gt;fais&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; pas &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_221"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_221"&gt;gaffe&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, c’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_222"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_222"&gt;est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_223"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_223"&gt;sûr&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_224"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_224"&gt;Et&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; t’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_225"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_225"&gt;avance&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_226"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_226"&gt;toi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, t’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_227"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_227"&gt;es&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_228"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_228"&gt;obligé&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, on t’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_229"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_229"&gt;ordonne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_230"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_230"&gt;avancer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_231"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_231"&gt;toujours&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_232"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_232"&gt;dans&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_233"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_233"&gt;le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_234"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_234"&gt;noir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_235"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_235"&gt;avec&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_236"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_236"&gt;peur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_237"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_237"&gt;ventre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. La &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_238"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_238"&gt;peur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_239"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_239"&gt;perdre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_240"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_240"&gt;peur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_241"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_241"&gt;échouer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_242"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_242"&gt;peur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_243"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_243"&gt;meilleure&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_244"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_244"&gt;pour&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_245"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_245"&gt;bien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; s’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_246"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_246"&gt;empêcher&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_247"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_247"&gt;vivre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_248"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_248"&gt;pour&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_249"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_249"&gt;vivre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_250"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_250"&gt;sans&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; trop de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_251"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_251"&gt;risque&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_252"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_252"&gt;passer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; sa vie à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_253"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_253"&gt;se&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_254"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_254"&gt;faire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_255"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_255"&gt;du&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; mal, à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_256"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_256"&gt;plaisir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_257"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_257"&gt;Le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_258"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_258"&gt;temps&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_259"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_259"&gt;passe&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_260"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_260"&gt;pour&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_261"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_261"&gt;tout&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_262"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_262"&gt;le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_263"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_263"&gt;monde&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_264"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_264"&gt;Enfin&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; pas &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_265"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_265"&gt;vraiment&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_266"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_266"&gt;pareil&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, pas de la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_267"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_267"&gt;même&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_268"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_268"&gt;façon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;…Par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_269"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_269"&gt;exemple&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_270"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_270"&gt;parents&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_271"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_271"&gt;ça&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_272"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_272"&gt;aident&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; pas, c’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_273"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_273"&gt;est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; pas &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_274"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_274"&gt;vrai&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_275"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_275"&gt;égoïstes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_276"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_276"&gt;incapables&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_277"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_277"&gt;irresponsables&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Les « &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_278"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_278"&gt;transmission&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_279"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_279"&gt;impossible&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ». Trop &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_280"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_280"&gt;accrochés&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_281"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_281"&gt;leurs&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_282"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_282"&gt;petites&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_283"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_283"&gt;vies&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_284"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_284"&gt;leurs&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_285"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_285"&gt;petites&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_286"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_286"&gt;gloires&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Plus &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_287"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_287"&gt;ils&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_288"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_288"&gt;vieillissent&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, plus l’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_289"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_289"&gt;horizon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_290"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_290"&gt;se&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_291"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_291"&gt;rétrécit&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, plus &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_292"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_292"&gt;leurs&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_293"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_293"&gt;vies&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_294"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_294"&gt;nous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_295"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_295"&gt;semblent&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_296"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_296"&gt;petites&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_297"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_297"&gt;mesquines&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Ma vie à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_298"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_298"&gt;moi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, je la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_299"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_299"&gt;voyais&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_300"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_300"&gt;en&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; grand. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_301"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_301"&gt;Merveilleuse&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_302"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_302"&gt;Maintenant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_303"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_303"&gt;que&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; j’y &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_304"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_304"&gt;suis&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, je &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_305"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_305"&gt;me&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_306"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_306"&gt;sens&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_307"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_307"&gt;seul&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; à la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_308"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_308"&gt;vivre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_309"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_309"&gt;Tout&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_310"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_310"&gt;seul&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Trop &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_311"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_311"&gt;parfois&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_312"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_312"&gt;Fou&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_313"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_313"&gt;Une&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_314"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_314"&gt;pelure&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_315"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_315"&gt;orange&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_316"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_316"&gt;Ces&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_317"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_317"&gt;jours&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;-&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_318"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_318"&gt;ci&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, je &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_319"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_319"&gt;suis&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_320"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_320"&gt;une&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_321"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_321"&gt;orange&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. À &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_322"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_322"&gt;peler&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Petit à petit, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_323"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_323"&gt;sous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_324"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_324"&gt;pelures&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, je &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_325"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_325"&gt;me&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_326"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_326"&gt;découvre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_327"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_327"&gt;Le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_328"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_328"&gt;même&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_329"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_329"&gt;mais&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_330"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_330"&gt;autre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_331"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_331"&gt;autrement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_332"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_332"&gt;Dehors&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_333"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_333"&gt;rien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; a &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_334"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_334"&gt;changé&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_335"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_335"&gt;et&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_336"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_336"&gt;pourtant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; je &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_337"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_337"&gt;me&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_338"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_338"&gt;vois&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_339"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_339"&gt;différent&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. C’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_340"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_340"&gt;est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_341"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_341"&gt;une&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_342"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_342"&gt;question&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_343"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_343"&gt;angle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_344"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_344"&gt;Sous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_345"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_345"&gt;pelures&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, l’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_346"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_346"&gt;orange&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_347"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_347"&gt;est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_348"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_348"&gt;toujours&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_349"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_349"&gt;ronde&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_350"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_350"&gt;parfaite&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_351"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_351"&gt;Mais&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; à l’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_352"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_352"&gt;intérieur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_353"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_353"&gt;pulpe&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_354"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_354"&gt;éclate&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_355"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_355"&gt;sève&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_356"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_356"&gt;jaillit&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_357"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_357"&gt;sous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_358"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_358"&gt;dent&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_359"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_359"&gt;Une&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_360"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_360"&gt;fleur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_361"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_361"&gt;doit&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_362"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_362"&gt;éclore&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_363"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_363"&gt;Elle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_364"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_364"&gt;demande&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; pas la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_365"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_365"&gt;permission&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_366"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_366"&gt;elle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_367"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_367"&gt;demandera&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_368"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_368"&gt;jamais&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; plus la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_369"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_369"&gt;permission&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_370"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_370"&gt;Naître&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_371"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_371"&gt;accoucher&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_372"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_372"&gt;soi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, c’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_373"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_373"&gt;est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_374"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_374"&gt;ça&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; : ne plus &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_375"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_375"&gt;avoir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_376"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_376"&gt;peur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_377"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_377"&gt;vivre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_378"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_378"&gt;pour&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_379"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_379"&gt;soi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_380"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_380"&gt;Moi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_381"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_381"&gt;consacré&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_382"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_382"&gt;Personne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_383"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_383"&gt;autre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; à ma &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_384"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_384"&gt;place&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_385"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_385"&gt;Quelque&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_386"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_386"&gt;chose&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_387"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_387"&gt;est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; né. La &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_388"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_388"&gt;genèse&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_389"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_389"&gt;quelque&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_390"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_390"&gt;chose&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_391"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_391"&gt;Quelque&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_392"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_392"&gt;chose&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_393"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_393"&gt;est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; là &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_394"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_394"&gt;et&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_395"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_395"&gt;nous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_396"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_396"&gt;voulons&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; pas &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_397"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_397"&gt;le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_398"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_398"&gt;faire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_399"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_399"&gt;mourir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_400"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_400"&gt;Nous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_401"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_401"&gt;voulons&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_402"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_402"&gt;enfin&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_403"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_403"&gt;En&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_404"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_404"&gt;vrai&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_405"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_405"&gt;en&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_406"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_406"&gt;sauvegarde&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_407"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_407"&gt;Nous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_408"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_408"&gt;le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_409"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_409"&gt;faisons&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_410"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_410"&gt;durer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_411"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_411"&gt;Nous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_412"&gt;sommes&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_413"&gt;neuf&lt;/span&gt; à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_414"&gt;nouveau&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_415"&gt;Neuf&lt;/span&gt;. La &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_416"&gt;fin&lt;/span&gt; d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_417"&gt;un&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_418"&gt;cycle&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_419"&gt;Un&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_420"&gt;désert&lt;/span&gt;. J’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_421"&gt;aime&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_422"&gt;le&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_423"&gt;désert&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_424"&gt;Mon&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_425"&gt;désert&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_426"&gt;Le&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_427"&gt;seul&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_428"&gt;endroit&lt;/span&gt; au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_429"&gt;monde&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_430"&gt;qui&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_431"&gt;me&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_432"&gt;réchauffe&lt;/span&gt;. Je ne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_433"&gt;laisserai&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_434"&gt;bientôt&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_435"&gt;personne&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_436"&gt;traverser&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_437"&gt;mon&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_438"&gt;désert&lt;/span&gt; à ma &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_439"&gt;place&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_440"&gt;Un&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_441"&gt;désert&lt;/span&gt; où je ne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_442"&gt;suis&lt;/span&gt; pas ne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_443"&gt;vaut&lt;/span&gt; pas &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_444"&gt;le&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_445"&gt;coup&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-4385013704126315929?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/4385013704126315929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/04/le-sacre-desenchante-du-printemps.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/4385013704126315929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/4385013704126315929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/04/le-sacre-desenchante-du-printemps.html' title='Le sacre désenchanté du printemps'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-3682610405755747190</id><published>2010-03-14T21:44:00.002+01:00</published><updated>2011-07-06T21:57:30.294+02:00</updated><title type='text'>Paris et moi</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je ne t’aime pas Grenelle tu ne m’aimes pas non plus Courcelles je ne vis pas à la Madeleine je ne vis plus à Notre Dame j’en peux plus rendez vous au Père Lachaise je gis ici allée des Cygnes ci-gît moi aux Invalides à l’agonie aux Gobelins à la folie Méricourt moi qui voulais le Panthéon je vais mourir comme un con à la Concorde si je me barre pas de Barbès d’ici de Paris fuir fuir Paris et moi moi et elle elle mon amour mon Étoile la grande la seule l'unique la Tour Eiffel c’est pas moi c'est elle c'est Paris Paris m’a quittée rue Tiquetonne c’est tactique nous sommes tous acquittés de vivre ici nous sommes tous quittes tic tac tac tic y a longtemps maintenant à Ménilmontant ou c’est moi moi d’abord au Mont Thabor moi le premier c’est moi qui ait commencé la faute à Voltaire la faute à Hugo je lui avait fait quelques infidélités faut dire à la Villette mais bon pour rien Bagatelles pour rire malgré moi malgré tout et puis je lui mentais à l'autre Monplaisir pour rien pour rire pour mentir mentir c’est mignon au début ça ne porte pas à conséquences croit-on et pourtant il faut sauver les apparences à Exelmans bien sûr elle faisait semblant de ne pas le voir d’aimer ça c’est qu’elle savait au fond elle me le pardonnerais du coté du Marais elle c’est sûr alors que moi jamais c’est ça Paris et ses mensonges rue des Soupirs sans remords Paris fantôme au Musée de l’Homme Paris mon masque de Triomphe en Arc Paris mes Champs Elysées de la perversion Paris ma République de cauchemar Paris corrompue en abîme sur le Boulevard du Temple-Crime Paris Chapelle d'érotisme à Pigalle Sa majesté Paris la Cité du fantasme Paris Parnasse&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; d'éternité en sursis Paris sublime Paris grotesque Paris poison Paris orgueil Paris envoûtement Paris inachevé Paris qui tourne et tourne et retourne Place des Ternes comme pour se délivrer d'elle de Paris pour toujours sans doute la rançon de la gloire à l'Hotel-Dieu ou rendre justice au Val de Grâce tout le monde à Paris cherche à louer à briller à chanter la nuit le jour à pas d'heure Paris c'est bon tout est bon pour se perdre à Paris moi je suis paumé avec ou sans et vous ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-3682610405755747190?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/3682610405755747190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/03/paris-et-moi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/3682610405755747190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/3682610405755747190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/03/paris-et-moi.html' title='Paris et moi'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-2840874134564953972</id><published>2010-03-14T09:57:00.003+01:00</published><updated>2012-03-10T21:23:22.506+01:00</updated><title type='text'>Le verre est vide</title><content type='html'>&lt;div style="font-weight: bold; text-align: justify;"&gt;      &lt;link href="file://localhost/Users/jon/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip1/01/clip_filelist.xml" rel="File-List"&gt;&lt;/link&gt;  &lt;/div&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */ @font-face  {font-family:"Times New Roman";  panose-1:0 2 2 6 3 5 4 5 2 3;  mso-font-charset:0;  mso-generic-font-family:auto;  mso-font-pitch:variable;  mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  {mso-style-parent:"";  margin:0cm;  margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:12.0pt;  font-family:"Times New Roman";} table.MsoNormalTable  {mso-style-parent:"";  font-size:10.0pt;  font-family:"Times New Roman";} @page Section1  {size:612.0pt 792.0pt;  margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt;  mso-header-margin:36.0pt;  mso-footer-margin:36.0pt;  mso-paper-source:0;} div.Section1  {page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;    &lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-weight: bold; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Ils avaient tous commencé par la fin. Il fallait boire jusqu’à plus soif. Tout boire. Jusqu’à la lie. Sans répit. Boire d’abord. Et voir ensuite. Boire au goulot. Au goutte-à-goutte. Boire et couler. Boire et se noyer. GlouGlou. Boire sans se poser de questions. Boire pour éviter les questions. Y’a pas de réponses au désir de boire. Rien à faire, rien à oublier. Boire pour boire. Et s’enivrer, s’enivrer de se voir boire. Et aimer ça. Aimer se voir boire. Comme un sport : se dépasser dans l’acte de boire. Boire, je t’aime à la folie. La soif de boire qui ne s’éteint pas avec la boisson, qui ne s’éteint pas. Le désir de boire se nourrit de lui-même. Pour lui. Pour et jamais contre. Pas besoin d’être contre. C’est toujours lui qui gagne. Les buveurs sont des champions qui s’ignorent. C’est la boisson qui les perdra.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-2840874134564953972?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/2840874134564953972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/03/le-verre-est-vide.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/2840874134564953972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/2840874134564953972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/03/le-verre-est-vide.html' title='Le verre est vide'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-1742517416149178445</id><published>2010-03-11T15:38:00.009+01:00</published><updated>2012-03-10T21:22:10.062+01:00</updated><title type='text'>nous en somme</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Nous,&lt;br /&gt;Nous tous ensemble&lt;br /&gt;Nous à tout prix&lt;br /&gt;Oui ! –&lt;br /&gt;Nous d’abord&lt;br /&gt;Écoutons les écoutez nous&lt;br /&gt;Les premiers en tout&lt;br /&gt;A tout cœur encore&lt;br /&gt;À corps en accord&lt;br /&gt;À l’abordage&lt;br /&gt;En prison&lt;br /&gt;En nous en joug à feu à sang pour cent&lt;br /&gt;Pour nous&lt;br /&gt;Rien que nous&lt;br /&gt;Plus rien&lt;br /&gt;Rien ne dure&lt;br /&gt;Plus que nous&lt;br /&gt;Plu&lt;u&gt;s&lt;/u&gt; que nous&lt;br /&gt;Le temps l’infini la flamme la vie le drame&lt;br /&gt;Les rires les larmes&lt;br /&gt;Nous sommes tout nus&lt;br /&gt;Nous c’est le début de la fin&lt;br /&gt;Le nous tousse&lt;br /&gt;À Nous 2&lt;br /&gt;Résumés&lt;br /&gt;Nous seulement&lt;br /&gt;À deux corps à deux cris&lt;br /&gt;Adieu&lt;br /&gt;À nous&lt;br /&gt;Un Dieu jaloux&lt;br /&gt;Tout à nous&lt;br /&gt;Plus que jamais&lt;br /&gt;Tout seuls&lt;br /&gt;Nous et des poussières&lt;br /&gt;Nous en somme&lt;br /&gt;Nous,&lt;br /&gt;Où en sommes-nous ?&lt;br /&gt;En sommeil&lt;br /&gt;Tout en silence&lt;br /&gt;En folie en délire&lt;br /&gt;En panne en jachère&lt;br /&gt;En armes en terre&lt;br /&gt;En colère en pâture&lt;br /&gt;En paire en pire&lt;br /&gt;Et pourrir&lt;br /&gt;La haine en nous&lt;br /&gt;Pour rire&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #3333ff; font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-1742517416149178445?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/1742517416149178445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/03/nous-en-somme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/1742517416149178445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/1742517416149178445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/03/nous-en-somme.html' title='nous en somme'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-9091392966027568441</id><published>2010-02-06T10:50:00.016+01:00</published><updated>2010-08-27T09:36:18.944+02:00</updated><title type='text'>Politique de l'Inadapté</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: courier new;"&gt;&lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 11"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 11"&gt;  &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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En avril, au hasard, j’arrive à peine à parler. J’ai peur. C’est dur pour moi. J’ai froid. J’arrive pas. J’essaie mais je peux pas. Je ne me souviens pas encore. Mon cœur bat trop vite. Un cœur&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; « gros comme ça ». Énorme&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;. Avec tout à donner, à tout le monde. Tout. Tout de suite. Trop. Trop de tout.&lt;/span&gt; Je ne vois pas non plus. J’y vois rien. Je ne veux pas voir. Je me cache derrière mes yeux. Derrière mes lunettes, mes yeux n’existent pas. Je pleure souvent. À chaudes larmes. Pour tout. Pour rien. Bien au chaud derrière mes larmes. J’ai pas de corps. C’est pas moi, c’est pas vrai, c’est quelqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;’un d’autre devant. C’est pas possible. C’est faux. Tout est faux. J’y crois pas. J’y crois plus, c’est foutu. Je ne suis pas là. Absent. Ailleurs. Invisible.  J’ai mal. J’ai toujours eu mal. J’ai toujours eu du mal à y croire, à croire en moi. «Il faut y croire!». Toujours «il faut». Je décroche, j’ai décroché depuis longtemps. La réalité ne me touche plus depuis longtemps. Mon corps ne m’appartiens plus depuis longtemps. Je conduis pas. «Débile!». J’ai pas le permis. J’ai pas le droit. J’ai aucun droit. Je veux pas. Je veux rien. Je refuse. Je m’empêche. Je veux perdre. Je m’en sors pas. Je suis nulle part. C’est moi qui l’ai voulu.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; La paix. Juste. La vraie. L’âme tendre. Fière. Fidèle.   Généreuse. À soi. Délicieusement.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; La sienne. Aucune  autre. S’en sortir. Autre chose qu’un fils. Vite. Pour vivre.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; En homme. En vie. Aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt; Qui passe (en silence).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" face="courier new" class="MsoNormal"&gt;&lt;!--EndFragment--&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-9091392966027568441?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/9091392966027568441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/02/politique-de-linadapte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/9091392966027568441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/9091392966027568441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/02/politique-de-linadapte.html' title='Politique de l&apos;Inadapté'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-2437585816732999092</id><published>2010-02-06T10:43:00.008+01:00</published><updated>2012-03-10T21:20:16.332+01:00</updated><title type='text'>Cantique du dernier</title><content type='html'>&lt;div style="margin: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;« Je ne savais pas dire "je". Je ne savais pas. Si ça se savait. Naissance difficile. Je ne vois pas mon corps. En fuite, sous tension, dans l'urgence, en abîme. Sans tyran ni tyrannisés, sans pouvoir, sans secret, juste moi : se perdre, se dédoubler, en décalé, entre-deux, s'abandonner, funambule, se dépeupler, échapper, s'effacer, plus rien. Politique du vide. Plus de politique. Plus de prophètes. Sans Messie. Sans succès. Nomade. En exil. La Terre n’est jamais acquise. Interdite. Babel. »&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Et le Psalmiste dit : « Prend ma joie. Et quitte moi, quitte moi. Disponible. Ta vérité n’appartient qu’à toi. Nulle part ailleurs qu’en toi-même. Il n’y a que toi qui dure. Pars pour toi. Un lieu qui sera toi. Quitte toi. Sors de toi. Sors-toi de là. Vers toi. Ailleurs. Neuf. Pour transmettre. Partage ton origine. Soif d’origine. Persécutés par l’origine. Affamés. Dépossédés. Débordés. Symbolique. Je suis moi-même le voyage. Ma traversée, mon par-delà, mon possible. Risque l’impossible. L’infini des possibles. Le monde est une énigme. Le monde est un mystère, une imposture. Liberté du monde dans le Livre. Le vrai lieu du monde, c’est le Livre. La vérité du monde se transforme en scandale. Et le scandale fait vendre. La vérité ou la mort : pas le choix. La foi contre l’espoir. Ceux qui espèrent contre ceux qui croient. Les meilleurs contre les plus forts. Quand la foi devient vérité, quand l’espoir devient mensonge, il faut changer de nom, changer d’identité. Nommer les choses pour qu’elles existent, dire le monde pour survivre. Apprendre le vide. Et recommencer le monde. Inventer l’être. Le devenir nommant de l’être. L’être est Un. Un et Autre. Un autre que soi. Lui. Et moi. Se confronter à l’autre. Avec un autre. Avec Toi. Avec Moi. Avec. A deux. Compter jusqu’à deux. La chose la plus difficile au monde. Cherche l’autre en toi. Et inversement. Universe(u)lement. Nécessairement. Partir du milieu. Au milieu du Temps. Attendre. Seul. En vie. Une vie. Divine. En sueur, en guerre, nulle part. Océanique. En mer. La vie sauve qui peut. Seule la vie sauve celui qui s’accomplit, qui peut devenir, qui mérite. Un Élu. Un Juste. »&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;- « La vie au cœur des mots. S’égarer dans les mots. Écrire. Écrire pour vivre. Écrire pour naître. Miracle. Toute une vie pour naître – partout. Anonyme. Comme au cinéma - une nation à moi tout seul. Regarder pour jouir. La vie après la vie. Après l'amour. L’amour au-delà de l’amour. Pour l'amour. Pas pour toujours. Un mot qui ment. Perversion de l'amour. À dévorer. Goût de l’éternité. Éloge de la fuite. Coupable ? Immortel ? Qui ? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;- « Bat toi. Choisis la vie. Devient ta vie. Vie la. Et fais la vivre. Entièrement. Accepte la. Accueille la. Embrasse la. Elle, sublime. »&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Helvetica;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Helvetica;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-2437585816732999092?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/2437585816732999092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/02/cantique-du-dernier.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/2437585816732999092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/2437585816732999092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2010/02/cantique-du-dernier.html' title='Cantique du dernier'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-7393817574609884056</id><published>2009-12-17T13:18:00.006+01:00</published><updated>2010-08-23T23:37:17.514+02:00</updated><title type='text'>Mère Impossible</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Folle. Ma mère est folle. Il le sait maintenant. Depuis quand ? Longtemps ? Plus longtemps. Plus trop. Plus le temps. Amère. Elle est amère. Elle n’aime pas sa vie. Triste. Déçue. Elle est déçue de tout, d’avance. Lasse. Déjà morte. Elle se bat plus. Chantage affectif, c’est comme ça qu’on m’a dit que ça s’appelait. Elle a peur. Elle est jalouse. Elle sait. Elle n’arrêtera pas, jamais. Elle s’accroche. Elle est coriace dans la culpabilité, la mère. Et le fils ? Il l’aime ? Bien sûr. Au début, oui. Il peut pas faire autrement. Il n’a pas de vie. Il ne peut pas vivre sa vie. Il ne peut pas vivre. Lui son amour, son champion, son «mench», son fils. Son fils chéri, son fils adoré.«J’aime mon fils. C’est mon mien. C’est ma chose. Il m’appartient. Personne ne me le prendra. Il sera à moi pour toujours. Il ne me quittera jamais.» Idolâtre de son fils. À elle. Uniquement. Rien qu’à elle. Tout entier. En exclusivité. À elle. Pour toujours. Que ça. Tout ça. C’est tout. Rien que ça. Rien. Elle lui donnera tout son amour, elle lui criera, elle lui jettera à la gueule à lui, au monde, à la face du monde. Il en crèvera c’est sûr, de l’amour. Tout l’amour dont elle est capable, dont elle est coupable. Elle appelle ça de l’amour. Le père n’est pas là, le père est absent, le père, c’est personne, c’est monsieur Personne. Selon elle.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Supprimé, annulé, terminé, le père, il n’est rien. Le fils comble l’absence du père. Et se souvient le Cinquième Commandement : Respecte ton père et ta mère afin que tes jours se prolongent sur la Terre. «Laisse venir ta vie. Elle n’est pas à eux. Elle n’appartient à personne. Elle a juste surgi à travers eux mais jamais tu ne la leur doit. Elle n’a pas été prise sur la leur. Elle n’était déjà plus la leur. Laisse leur leurs manques. Donne leur du poids, ça permet de les quitter, de s’en éloigner. Sinon, tu porteras le poids de leurs manques. De leur angoisse. Ou le poids du vide. Pour que tu puisse vivre pour toi. Ouvre toi. Pour que ta vie se déploie sur la terre. Pour jouir enfin de ta Terre Promise, de ce qui t’es promis, de ce à quoi tu es promis.»&lt;/span&gt;&lt;o:p style="font-family: courier new;"&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma femme, elle, n’a pas de mère. Elle me dit souvent que j’ai de la chance, moi j’ai quelqu’un à&lt;/span&gt; ...        &lt;span style="font-family:courier new;"&gt;, au moins.&lt;/span&gt;&lt;o:p style="font-family: courier new;"&gt;&lt;/o:p&gt;    &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-7393817574609884056?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/7393817574609884056/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/12/mere-impossible.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/7393817574609884056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/7393817574609884056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/12/mere-impossible.html' title='Mère Impossible'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-4332766403037874592</id><published>2009-11-27T00:30:00.001+01:00</published><updated>2012-03-10T21:20:42.827+01:00</updated><title type='text'>6+3</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace;"&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */ @font-face  {font-family:"Times New Roman";  panose-1:0 2 2 6 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matin&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" face="lucida grande" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; font-weight: bold; margin-right: -38.3pt; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div face="courier new" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; font-weight: bold; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; font-weight: bold; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; font-weight: bold; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; font-weight: bold; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;- pour moi la vie est hors champs hors limite hors concours hors la loi hors les murs en dehors en dérive en syncope en rupture en transit authentique ailleurs pas là les autres gagnent toujours si les dieux peuvent mourir les monstres peuvent renaître les hommes sont assez cons pour les croire&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;- j'adore ça j'explore ça j'affronte ça j'aime ça voir ça la vie en morceaux en miettes en puzzle la filmer filmer entre les lignes dans l'antre des corps filmer ce silence cette puissance du vide prendre le vide pour appui entre elle et moi il n'y a rien il y a le vide le vide vidé de son vide pourquoi regarder dans le vide avec du vide plein les yeux tu vois tu ne peux pas t'en défaire du vide du rien et toi toujours toi qui reste là face au vide quand il ne reste rien il reste le vide quand même comment fixer l'inquiétude du corps dans le temps prendre d'assaut le temps à bras le corps mettre le temps à nu mettre le temps à terre tuer le temps l'arrêter l'éterniser éternuer devant retenir son souffle retenir le spasme suspendre le temps mettre le temps en suspens en point de suspension en suspicion en sus en sursis puis mettre le temps dans les corps faire naître un cinéma des corps du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;co&lt;/span&gt;r&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;ps&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;à corps du diable&lt;/span&gt; au corps en corps du diable faire danser valser dans le décor encore en coeur il faut du coeur un coeur pur un coeur courageux pour faire grimacer pour faire émerger les corps du chaos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- c'est comme ça faut faire avec &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;y'a&lt;/span&gt; rien à faire rien d'autre rien à détruire tu n'y peux rien on n'y peux rien personne n'y peux rien rien à dire pas besoin de parler il n'y a pas de scénario pour bien vivre pour vivre comme il faut vivre pour l'instant vivre un instant un seul pour vivre pourvu que dans l'instant à l'instant instamment capturer l’aura du moment épier l'authenticité à la recherche d’une vérité qui s’est enfouie sous le paraître en quête de révélation en célébration de la vie d'illusions de désillusions faire éclore une émotion pure un cinéma de l'instant un cinéma à l’arraché un cinéma de l'intérieur déchiré de l’intérieur un cinéma de l'instinct un instinct de vie c'est le propre de la gloire la puissance de la contingence toujours il n'y a pas d'échappatoire au devenir la liberté au coeur de la vie &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;work-in-progress&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;- regarde son visage c'est un signe insigne un visage insignifiant essentiel hystérique séraphique esthétique c'est une séduction un tourment une catastrophe une horreur une métamorphose une métempsychose une perception de l’invisible une manifestation invisible le visage c'est la conscience rappelle toi c'est le cauchemar de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Kafka&lt;/span&gt; surtout la conscience en doute troublée une ombre sur l'écran un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;visage-écran&lt;/span&gt; à cran à tout crin j'étreins les visages comme les corps en plein visage en pleine figure en pleine gueule en gros plan en iris un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;miroir-écran&lt;/span&gt; une &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;image-miroir&lt;/span&gt; qui séduit et qui fascine en reflétant des images mythiques et mensongères en diagonale en dialectique en anamorphose en hyperbole des corps et des visages voilà l'intime l'infime l'infirme vérité du visage en face en vie en pleine gueule&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div face="courier new" style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;- aboutir accomplir devenir l'horizon donne toi une mise en scène une mise en vie une mise en devenir en avant toujours plus avant regarde jamais derrière regarde droit devant l'histoire est là bien là trouée nouée dénuée dénudée aliénée tordue brisée fragmentée débordée décharnée inachevée désenchantée enchaînée dévastée suicidée dévoilée &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;déterritorialisée&lt;/span&gt; en harmonie elle respire enfin elle existe elle n'a plus peur&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;- le privilège de mentir le plaisir de mentir n'est à personne il est partout il irradie tout il dévaste tout il détruit tout sur son passage en soif de totalité en liberté personne n'en veut de sa liberté le mensonge jusqu'au bout jusqu'au suif parfois jusqu'à la mort malgré soi tous les jours nous inventons nous improvisons un petit mensonge de rien du tout du quotidien prêt à tout pour sauver les apparences un petit mensonge qui nous ronge qui nous perd qui nous corrompt qui nous prend qui nous lie d'emblée qui nous arrache les larmes nous les égarés les mis à nu les mis en joue en joug en coupe en jeu&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;- elle aussi elle est entre deux écartelée absente en chrysalide hors cadre cadrer c'est de la tauromachie c'est une perversion un mystère un scandale un fantôme un cadavre une énigme un trompe-l'oeil si les êtres se montrent c'est qu'ils sont cachés la représentation est toujours un leurre la vie l’amour aussi tant &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;qu&lt;/span&gt;’on vit on se trompe on se venge aussi la vie c'est du cinéma c'est de la comédie tous en scène en piste la vie c'est un manège que le spectacle continue maintenant la tragédie est anatomique tout est simulé dissimulé on écrit on filme avec la pâte du monde du grain de réel du grain de folie pas d'images justes juste des images l'image est incontrôlable l'image est révolutionnaire l'image règne sans maître l'imagination est au pouvoir&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;- donnez moi la folie la démence le désir le rêve la mort la mise à mort en porte à faux la faux vient purger ma faute je veux expier je prend tout le salut la loi la foi tout à la fois j'ai vu le soleil en face la Vérité face à moi Adieu dites moi adieu Amen à Dieu moi seul face au Néant en face à face avec Dieu avec le Démon avec le Sphinx avec le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Minotaure&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;l'Eros&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;l'Eternité&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;l'Au-delà&lt;/span&gt; personne ne le pardonne ça je suis sauvé je crie je suis puni enfin j'entends la foule crier mon nom le délire et les convulsions les illuminations les élucubrations et les ténèbres je suis une idole un fétiche futile fugace fragile intense une auréole faites moi brûler hurler beugler ramper gémir comme une bête obsédante obscène aveugle&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;- hi!hi!ha!ha! je ris j’éclate de rire il faut bien rire il faut bien vivre je dirai tout vous saurez tout je vous jure je me donne en totalité dans un vertige je fouille dans le labyrinthe j’avale tout je maltraite tout je mitraille tout j’exalte j’exulte je dévale je déraille je tangue au creux du gouffre je m’abîme de pièges en pièges pour renaître en cygne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;born&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;again&lt;/span&gt; nouveau né mis à jour remis à neuf six plus trois égale neuf le chiffre neuf dernière figure du Parfait six mois de tournage trois ans de montage cent cinquante heures de prises de vues deux cent cinquante pages de scénario les dialogues sont de moi ça justifie un salaire non 6+3 ça ferait un bon porno une bonne partouze des yeux au sexe du sexe aux yeux les yeux c'est la partie la plus nue du visage le degré zéro du vide j'ai chaud à l'oeil le vide est dans l'oeil le corps disparaît dans l'image &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;y'a&lt;/span&gt; rien à montrer &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;y'a&lt;/span&gt; pas besoin d'y croire t'as qu'à prendre t'as qu'à mater t'as qu'à te servir t'as déjà tout vu une vie enfin inutile rêver c'est mieux que vivre à coté du monde épuisé vidé j'abandonne je m'ennuie bon &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;shooting&lt;/span&gt; tchao&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;,Courier,monospace; font-weight: bold; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-4332766403037874592?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/4332766403037874592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/63_26.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/4332766403037874592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/4332766403037874592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/63_26.html' title='6+3'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-6703804506922485692</id><published>2009-11-20T08:21:00.000+01:00</published><updated>2010-08-08T11:50:25.606+02:00</updated><title type='text'>En Déréliction</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:courier new;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ça y est j'y suis j'en suis j'en rêve j'en crèverai même peut-être c'est même sûr je suis vide vidé lassé endeuillé morigéné tout épris à tout prix tu m’as tout pris et maintenant plus d’amour une vie sans amour sans toi sans adversaire sans valeur sans pouvoir sans maître ni esclave en mal de domination aimer c’est désobéir plus rien rien à donner je ne veux rien je veux la paix je veux être tranquille tranquille et heureux je n’attend rien plus rien rien du tout jamais plus jamais je n’attendrai rien de toi  je ne veux rien de toi tu n’a rien à donner rien à transmettre tu n'as rien il n’y a rien rien à attendre de toi je ne veux plus être en attente dans l’attente une vie à  t’attendre dans l’espoir dans le noir amoureux éperdu nu avide possédé sous contrôle coupable ne rien devoir je déteste devoir quoi que ce soit être enfin libre de tout libre de toi je me libère de toi pour aujourd’hui pour toujours pour grandir grandir ou mourir c’est pareil tu m’as abandonné moi le papillon le goéland l’adoré l’inadapté l’inactuel l’inespéré l’intempestif  le mystifié l’exorcisé l’idolâtré le sacrifié le starisé la bête de scène en larmes je hais la nuit je hais les stars je hais les artistes je hais les autres j’abhorre les boites de nuit je veux être dans l’aphorisme dans l’anathème dans le vertige dans la peur dans la violence dans l’urgence je veux être à part impérieux impérial je veux être différent je veux des êtres différents fragiles dans la fragilité du monde que le monde me convienne que le monde me ressemble que le monde m'appartienne à moi à moi seul à moi tout seul même Dieu est à moi Dieu me regarde-t-il Dieu m'aime t-il Dieu comme gage d'humilité comme je veux  me voilà seul enfin seul tout seul seul au monde rien que moi moi tout seul sans les autres sans toi toujours seul il n’y a que moi coucou je suis là c’est moi ici et nulle part ailleurs toc toc y’a quelqu’un c’est fermé c’est vendu y’en a plus revenez plus tard ne revenez plus plus jamais et pour aller où d’abord vous venez d’où  vous êtes d’ici ou d’ailleurs de nulle part vous êtes de nulle part étranger à tout étrange et c’est tant mieux pour vous ou tant pis pour vous c’est selon vous êtes nulle part nulle part ailleurs de nulle part ou d’ailleurs de toute façon ici ou  ailleurs c’est partout pareil tous des étrangers des étran-juifs des  nomades des sans terres des terres en exil des terres impossibles des terres promises à l'impossible c’est partout la même chose la même chanson à partir de là tout est possible jusqu’où aller revenez c’est pas fini c’est pas possible ou alors partir quand on aime il faut partir il parait partir une fois une seule fois une bonne fois pour toutes et ne pas revenir jamais partir un jour sans retour et ne jamais revenir ne jamais se retourner marcher toujours marcher continuer à marcher continuer à se perdre s'abandonner au voyage même de ça j’en suis revenu si si seulement si et seulement si si c’était possible ce truc là mais tout le monde le ferait c’est ça c’est peut-être ça la solution l’ultime la seule l’unique la meilleure solution en dernière instance ne pas laisser de traces c’est ça être libre la seule l’unique la Grande liberté liberté liberté  chérie enfin libre  de tout ça de toute cette merde ne rien laisser derrière soi c’est dégueulasse les traces les tâches c’est dégueulasse sans traces sans tâches être sans taches moi le seul l’unique l’immaculé l'étranger le funambule être enfin Dieu lui même le seul l’unique lui au moins il est seul il a réussi son coup c’est ça la solution c’est la fuite la fuite en avant en avant marche en avant toute toutes voiles dehors hors la loi  c’est ça de s’en sortir d’en sortir comment s'en sortir comment sortir pouvoir sortir c’est pas possible c’est pas fini ça se saurait tout de même si c’était possible  et moi alors où j’en suis moi dans tout ça moi et le monde moi et ma solitude jamais seul jamais tranquille elle ne me laissera jamais tranquille ma solitude à moi je la garde je peux pas faire autrement  jamais en paix la solitude ça n’existe pas comme chacun sait c’est impossible impossible d’être enfin seul impossible solitude solitude de l’impossible c’est inutile c’est bien plus beau lorsque c’est inutile à quoi ça sert vanité des vanités tout est vanité à quoi ça sert de se battre à quoi ça sert de lutter contre l’inanité du monde pour quoi pour ça pour rien tout ça pour ça tout ça pour rien rien de rien rien du tout pour un rien des petits rien des riens du tout même pas le début de quelque chose rêve pas faut pas rêver à quoi ça sert de rêver à ces choses là mon impossible rêve c’est pas possible rêver à l’impossible à l’imparfait tu le sais je le sais je sais que tu sais que je sais nous savons tous aujourd’hui demain  toujours avec toi j'aurai appris à ne plus jamais dire toujours si seulement je t’avais encore à moi là tout près tout à coté de moi si seulement je ne t’avais pas connu si t’existais  plus pour moi à moi rien qu'à moi tout à moi en moi à l’intérieur ancré en toi encré de toi au fond bien au fond tout au fond de toi moi avec toi toi avec moi moi contre toi toi contre moi tout contre sans toi je ne suis rien tu es ma force tu es ma vie reste avec moi moi  et toi toi et moi c’est pour la vie pour toujours rien que nous nous deux rien que nous deux apprendre à compter jusqu’à deux à deux jusqu’à toi jusqu’à moi jusqu’à nous il n'y aura plus que nous orphelins éternels amants sans attaches sans personne autour les deux doigts de la main ensemble à deux tout est possible à deux la vie commence pas avant comme toi comme moi comme notre monde à nous pour nous rien que pour nous d'abord y'en aura que pour nous nous les égoïstes nous les enfants gâtés nous les sales gosses nous serons à jamais de grands enfants pour la vie pour cette vie ou pour une autre à l'extérieur de la vie vivre entre la vie entre les lignes les lignes de vie vers d'autres vies peu importe on est plus fort plus fort que tout plus fort que la vie  on est les plus forts on est increvable on est inséparable indétrônables inamovibles c'est bon on est bon oui oui jouir c'est bon de jouir au dessus là haut tout la haut dans les airs dans les nuages dans le ciel à la fin du monde maintenant ça y est on y est on a tant attendu c'est fait c'est là c'est maintenant c'est tout de suite ça doit arriver c'est comme ça on y peut rien personne n'y peut rien on peut pas lutter contre ça ça se passe toujours comme ça  pour tout le monde c'est pareil   &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;my whole life is a poem&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;poem for a life time    &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; POUR LA VIE   &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;1.    Arrête de te justifier  &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;2.    Écoute &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;3.    Ne te laisse pas faire  &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;4.    A chaque seconde, prend conscience que tu comptes et pose toi la question de savoir si c’est bon pour toi d’accepter de faire ce que l’autre te demande de faire pour lui ou pour un autre – Tu passes avant. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;5.    Mets le bâton dans la gueule du loup !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Signé : Le Loup&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-6703804506922485692?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/6703804506922485692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/en-dereliction.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/6703804506922485692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/6703804506922485692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/en-dereliction.html' title='En Déréliction'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-5305205425827670939</id><published>2009-11-19T11:53:00.000+01:00</published><updated>2012-03-10T21:16:28.272+01:00</updated><title type='text'>L’infini de ma mort</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Un jour un jour sûrement un beau jour un jour il fera beau il fera chaud une chaleur à crever le jour de ma mort au point du jour et hop on crève pof et on en parle plus plus jamais un jour ou peut-être une nuit une  seule nuit une nuit toute petite surtout clair de lune faut pas que ça dure longtemps une nuit qui ne ressemblera à aucune autre seul de nuit comme de jour c’est toujours plus sensuel de nuit comme la mort c’est sensuelle la mort c’est même sexuel déjà c’est féminin donc c’est bon ça colle ça peut être que sexuel entre elle et moi la mort comme la femme avec qui je peux coucher avec qui j’aurai envie de coucher là maintenant de suite sans arrêt pour voir pour savoir vite vite et bien ça peux se passer n’importe où n’importe quand  faire de la mort une amie une maîtresse mon amie ma maîtresse ma mie ma chérie à l’infini  l’infini de ma mort à moi sans souffrir sans regrets sans haine ma mort sera heureuse belle charnelle au futur une mort future futur de la mort qui tue le temps au plus  loin plus loin que la mort il y a il n’y a rien bien sûr mais bon tout de même il n’y a que moi c’est toujours moi  qui  meure putain là ici ici-bas tout près tout doux tout seul toujours seul je voyage le grand voyage d’où personne ne revient jamais à ce train là train de nuit bien sûr on  mourrais bien tous les jours un peu chaque jour comme ça on sait ce que ça fait on est pas surpris ça se prête pas ces choses là  je vous jure  la mort plusieurs fois par jour en direct à la télé depuis y’a que la mort qui m’excite quand y a tout le monde qui vous regarde crever comme  ça comme un rat  pour rien et après la Grande Question mais tout le monde s’en fout de ce qu’il y a après la mort ça fait chier une vie bien remplie entière  généreuse aussi qui fait rêver une chienne de vie une putain de vie  ça m’emmerde grave ouais on sait pas comment ça finit ces choses là j’ai toujours eu du mal à finir ça finira jamais l’infini de ma mort aussi c’est fini aller jusqu’au bout y’a pas de bout les deux bouts du bout ç’a ira ça peut pas finir demander à l’infini de ma mort d’en finir ça n’en finira pas de finir le temps de finir et je me casse et je m’en irai loin au loin super loin au plus loin de moi au Canada au Nicaragua n’importe où pour pas être pris pour pas se faire attraper par la mort faut s’enfuir faut se cacher faut se sauver pour être sauvé surtout pour survivre pour être le seul l’unique l’élu le survivant de ma mort tu vois pas tu vois rien sans queue ni tête la mort fait l’amour à ma mort vive l’amour faire l’amour à mort faire l’amour à la mort à mort l’amour bien fait je veux mourir d’aimer t’aimer en mourant dans tes bras voilà qu’elle vienne qu’elle vienne la mort je l’attend si c’est un homme je suis prêt et je lui casserai la gueule je lui crèverai les yeux je l’exploserai en plein vol je la tuerai ma mort je l’enterrerai vive même je la cognerai à vif à mort s’il le faut sans remord sans témoin que Dieu m’en soit témoin lui seul c’est tout ce qu’elle mérite et lui aussi emprisonnée la mort séquestrée en quarantaine avec camisole à la niche au trou la mort et qu’on ne te revoie plus  jamais roder enfin  je serai l’assassin de ma mort moi le fils de personne et mon rêve secret n’ appartenir à rien à personne à jamais à l’infini !&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-5305205425827670939?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/5305205425827670939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/linfini-de-ma-mort.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/5305205425827670939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/5305205425827670939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/linfini-de-ma-mort.html' title='L’infini de ma mort'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-2088771339923854868</id><published>2009-11-18T11:57:00.000+01:00</published><updated>2012-03-10T21:15:36.571+01:00</updated><title type='text'>Le Complexe du Phénix</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Ça commençait toujours de la même façon, tout jeune déjà vers 12-13 ans, c’est venu. Un besoin  irrépressible. Un drôle de besoin, qui venait comme ça, sans crier gare, de très loin, besoin de me sentir en danger, aux aguets, sous pression, en l’air, le trac, le cœur qui bat la chamade, comme une drogue, j’en redemandais toujours plus, jusqu'à la mort… Rechercher la gloire en tout, me sentir « à la hauteur », toujours, partout, mais de quoi ? par rapport à qui ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;…SUPERMAN, il fallait que je sois Superman, dans l’espérance, dans la croyance, dans la reconnaissance, devoir tout faire, tout voir, tout connaître, un complexe de l’entier, du tout, du total, du global, pour faire fi de la complexité du monde, être partout à la fois, être  parfait, oui, parfaitement parfait, jusqu’à la lie, l’hallali du parfait, complexe de la perfection, obligé, pas le choix, le maître de sa vie, une vie parfaite, sans erreurs, sans doutes, sans taches, quelle horreur ! Sans même avoir besoin de la vivre d’ailleurs…Comme le Phénix, devoir détruire pour tout reconstruire toujours, ou déconstruire, ne jamais s’attacher, à rien ni personne, avec la peur au ventre, la peur panique, une peur terrible, âcre, honteuse, amère, peur d’échouer, peur d’entreprendre, peur de couper, peur de perdre, peur d’aimer, peur de finir, de ne jamais en finir, de ne pas pouvoir finir, subir toutes les avanies, tout supporter, au dernier degré de la componction…Comme l’homme invisible, ne pas se faire remarquer, se la jouer cool, solo, se protéger, pas de bruit , pas de vague, jamais, y’a pas de mal, pas faire de mal, à personne, juste à moi, pas mal faire, peur de faire mal, de faire mâle, avoir mal aussi, en mal de reconnaissance, perdre connaissance, que personne ne le sache surtout, ne ressembler à personne, personne ne devait être au courant, n’être à personne, comme personne, naître enfin, renaître, n’être personne pour personne… Quel bonheur, quelle joie, réussir enfin… À quoi ? à rien, à vivre, juste, ne rien vivre, une vie de rien, bonne à rien, pour rien, rien à vivre, vivre sa vie…En vain.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-2088771339923854868?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/2088771339923854868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/le-complexe-du-phenix.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/2088771339923854868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/2088771339923854868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/le-complexe-du-phenix.html' title='Le Complexe du Phénix'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-2042184663373911325</id><published>2009-11-16T12:41:00.001+01:00</published><updated>2010-01-04T16:52:13.901+01:00</updated><title type='text'>Petits Poèmes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Mon désir est transcendant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;je ne sais pas ce que je veux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;je ne souffre aucun adversaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;ce qui,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;à y réfléchir à deux fois,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;constitue bien la source de mon mal&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;en effet,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;constater l’inexistence technique de compétiteur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;me rend mélancolique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;ou, pire,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;inapte à agir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Voilà je crois,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;la genèse de ma propension à la mythologie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Ça y est, c’est bon. Je m’arrête !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;voilà,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;rien ne dure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;j’ai voulu intentionnellement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;m’arrêter de rêver&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;j’ai démythifier mon monde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;jusqu’à ne plus savoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;exactement où cela me mènera&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Qu&lt;/span&gt;’ est-ce qui a guidé ma recherche ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Réponse : la simple conscience du jeu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;malheureusement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;je ne sais plus aussi bien jouer &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;qu&lt;/span&gt;’avant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Ou plutôt ces jeux ne me font plus autant d’effets&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Bavardages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Le vide crée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Le plein détruit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Le monde est triste&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Le monde est sage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Il se remplit de bavardages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Complaisamment. Silence ! On prie. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Le soleil risque l’ulcère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Lorsque la chaleur envahit les cœurs,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;la médiocrité béate se profile&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;derrière une multitude en mal de domination.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Les hommes cherchent leurs maîtres,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;édifient leur propre malheur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Je rêve d’un monde sans pouvoir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Vert pomme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;sur Jaune poussin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;sur Gris de lumière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;sur Bleu de Chine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;sur écume de menthe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;sur sang rouge&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;sur viol de Gambe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;sur comédie de la vie en rose fuchsia&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;sur acropole dorée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;sur émaux diamants&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;sur coussin d'air à rebours du temps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;en pot pourri de l'entame de gruyère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;le coeur a toujours ses raisons&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;que nos héros contestent aux vivants&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;qui collaborent avec le désert,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;le vent, le sable ou le ciment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;La banalité se dispute&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;aux femmes et aux éclipses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;sur écoute&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;pour que l'alchimie circule&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;il faut ne pas avoir peur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;et dire l'impossible en sillons&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Tous nos sens seront entamés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;pour voir oeuvrer le souterrain des mots&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;ça courre ça courre vite&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;ça surprend bien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;ça finit aussi ça change souvent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;c'est long ça tangue ça dort&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;et ça repart&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;incertaine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;excité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;heurté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;dans la nuit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;montre en main prêt à tout&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;voilà l'histoire insomniaque qui pointe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;son nez&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;pour tout nous dire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-2042184663373911325?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/2042184663373911325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/petits-poemes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/2042184663373911325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/2042184663373911325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/petits-poemes.html' title='Petits Poèmes'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-3590822359540589409</id><published>2009-11-09T10:58:00.009+01:00</published><updated>2012-03-10T21:10:50.865+01:00</updated><title type='text'>Gilles de Rais</title><content type='html'>&lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */ @font-face  {font-family:"Times New Roman";  panose-1:0 2 2 6 3 5 4 5 2 3;  mso-font-charset:0;  mso-generic-font-family:auto;  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100%;"&gt;Gilles de Rais : De Jeanne D’arc à Barbe Bleue&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Sources : &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Georges Bataille Le Procès de Gilles de Rais (1965)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Distribution : &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Pascal Gregory, Mathieu Amalric, Vincent Cassel (France)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Ewan Mc Gregor, Jon Malkovitch, Jude Law (UK)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Robert Downey&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt; Junior (USA)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Les grands sadiques criminels sont particulièrement dangereux et peuvent aller jusqu’au crime, accompagné le cas échéant de tortures et de mutilations ; ils sont généralement chastes. Ces sujets à sexualité génitale habituellement défaillante et souvent teinté d’oralité (vampirisme) dont Gilles de Rais et Jack L’Éventreur fournissent des exemples célèbres relèvent sans doute davantage de la psychopathologie des criminels que de l’approche psychanalytique (Encyclopedia Universalis)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Introduction&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;I. Le crime et la nuit&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Gilles de Rais doit sa gloire à ses crimes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; Le crime est le fait de l’espèce humaine, et de lui seul. Il en est surtout son aspect le plus secret, le plus impénétrable et dérobé – le crime se cache. Dans la nuit qu’il propose à notre peur, nous sommes tenus d’imaginer le pire. En effet, le crime appelle la nuit ; le crime sans la nuit ne serait pas le crime : l’horreur de la nuit aspire à l’éclat du soleil. Par comparaison, il manque aux sacrifices aztèques, qui avaient lieu dans le même temps que les meurtres de Gilles de Rais, la consécration qui tient à la haine du jour, au désir de la nuit. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le pire est toujours possible et même du crime, le pire est le sens dernier. Devant les crimes de Gilles de Rais, nous avons le sentiment curieux d’un sommet, d’une apothéose. Si le principe de la tragédie réside dans le crime, Gilles de Rais, plus que tout autre est un personnage tragique.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;II. Le sexe et le sang&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;La tragédie est nécessairement impure, elle est d’autant plus vraie qu’elle est impure. Gilles de Rais est un homme ivre de sang. Il aimait voir le sang, voir la mort à l’œuvre. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Philippe II, roi d’Espagne, vomissait à cheval au pillage de Saint Quentin. Loin de vomir devant le spectacle de la guerre, Gilles, lui, tuait par goût de la cruauté. Ses victimes privilégiées étaient des enfants âgés de sept à vingt ans, qui avaient l’imprudence d’attendre l’aumône au portail des demeures libidineuses de Machecoul et Tiffauges. Le pédéraste préférait sans nul doute les garçons. Au départ, un étranglement : réduits à des râles, le monstre voulait prévenir leurs cris. Mais la volupté n’était pas l’essentiel. Sans doute, il s’asseyait sur le ventre de la victime et, se maniant, il frottait son membre viril, l’érigeait, l’introduisait entre les cuisses de la victime, s’échauffait tellement que, criminellement, le sperme se répandait sur le mourant. C’est alors que Gilles incisait la veine, le sang jaillissait et qu’il jouissait. La jouissance se mêlait à la mort des enfants. Ses complices et lui séparaient la tête du corps avec des dagues, des poignards et des couteaux. Après la décapitation, Gilles se délectait à regarder les têtes coupés, il les embrassait et souvent baisait celle qui lui plaisait davantage. Il riait de voir les sauts et les contorsions des enfants la gorge ouverte – destinée à servir la volonté d’un seul, la cérémonie s’était déroulée sans angoisse. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;III. Le Diable et le Christianisme&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Les goûts, les fantaisies, les caprices, les préférences sexuelles du monstre ont été dûment notées avec une minutie qui brave la pudeur. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le Moyen Age distinguait avec profondeur deux sortes de diabolismes, ou deux perversions fondamentales : l’une par possession, l’autre par pacte d’alliance. La possession est propre au sadisme, le pacte celle du masochisme. Dans le pacte dont’ il offrit au diable, Gilles réservait son âme et sa vie. Par le crime, dans sa piété superstitieuse, le maître eut le sentiment d’appartenir au monde sacré. Devant le Diable, personnage surnaturel, Gilles de Rais tremblait. Le diable le fascinait, un diable grimaçant, régnant sur l’éternel effroi de l’enfer. En fait, devant les crimes de l’ogre, le christianisme le plus vrai est toujours prêt à pardonner. Peut-être le christianisme ne veut pas d’un monde sans violence. Il fait la part à la violence. Aussi est-il exigence du crime, exigence d’une horreur. Finalement, les contradictions de Gilles résument la situation chrétienne : dévoué au démon, il égorgea un maximum d’enfants pour enfin réserver le salut de son âme à la légende.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;IV. Tragédie de la noblesse&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Gilles de Rais, arrière petit-neveu du connétable Du Guesclin, petit-fils de Jean de Craon, fils de Guy de Laval compte au nombre des plus nobles, des plus riches et des plus influentes maisons féodales de son temps. Cet homme de guerre, cet ogre est d’abord et avant tout un privilégié. Son existence elle-même est fascinante et la noblesse de Rais annonce le monstre. Le monde féodal, en effet, ne peut être séparé de la démesure, qui est le principe des guerres. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Au temps de Gilles de Rais la guerre est toujours le jeu des seigneurs. Elle exalte les privilégiés. L’intérêt de la guerre est la guerre elle-même, qui fascine et qui terrifie. Tous ses proches sont de puissants féodaux, propriétaires de vastes campagnes que dominent de massives et luxuriantes forteresses, sanctuaires dont les seigneurs étaient encore les dieux. Charité, terreur religieuse, ambition, vaniteux plaisirs, intérêts sordides se partagent une vie opulente et fragile. Dans la société du XVe siècle, la féodalité réserve à ces grands seigneurs qui rient, qui chassent et qui font la guerre, qui ne cessent de songer à l’ennemi, au rival, mais qui rarement s’ennuient et jamais ne travaillent, le privilège, suprême de se dévorer entre eux. Gilles de Rais appartient d’abord à son temps, dont il partage les plaisirs de l’égoïsme, l’oisiveté et les désordres. Les crimes de Gilles de Rais sont ceux du monde où il les commit. Ce sont les mouvements convulsifs de ce monde qu’exposent ces gorges tranchées.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;V. La mort spectaculaire&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Autant que la tragédie, la mort du supplicié était au Moyen Age un moment exaltant et significatif de la vie humaine destiné en premier lieu à la foule.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; Gilles de Rais n’était qu’un homme de guerre brutal, un grand seigneur sans retenue et sans scrupule. Rien ne le désignait à la sympathie finale de la foule. Au moment de sa mort, c’est un monstre qui pleure, et c’est le repentir d’un monstre. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Tel un acteur, le criminel ne jouit qu’enfin démasqué. Dans un faste théâtral, Gilles de Rais tira de ses turpitudes, de ses larmes et de ses remords le moment pathétique de l’exécution. À l’exhibitionnisme violent de Gilles de Rais, qui porte le fondement de la superbe féodale, de l’insolence et de l’exploitation essentielle à la noblesse répond le sens spasmodique de sa mort et de ses aveux : étranglé, pendu, il apparut devant la foule dans le brasier qu’enflamme le bourreau. Ce qui étreint dans la mort de Gilles de Rais, c’est la compassion de ceux qui le regardent pleurer, qui pleurent avec lui, dans une sympathie terrifiée et transie par le pardon. Le voilà enfin devenu « monstre sacré ».&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Les Personnages&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;Gilles de Rais et Jeanne d'Arc&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;Tout au cours du Moyen Age se développe en France, plus que dans n’importe quel autre pays de la Chrétienté, un sentiment sinon « national », du moins « patriotique ». &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;En effet, dès la fin du XIIIe siècle, beaucoup de Français estiment qu’il est louable de « mourir pour la patrie », et cette patrie, c’est de moins en moins la petite patrie locale ou régionale mais la grande patrie : La France. Ce mouvement produira Jeanne d'Arc, et ce sentiment se développera autour de la monarchie vécue comme un Etat symbolisé par la « couronne ». C’est le grand siècle du triomphe de la centralisation monarchique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; Durant son épopée (1429-1431), Jeanne d'Arc donnera un coup de fouet à la reconquête du pouvoir par Charles VII notamment lors de la fameuse victoire de Troyes. Tombée aux mains des Bourguignons puis vendue aux Anglais qui la déclarent sorcière, elle sera brûlée vive le 30 mai 1431 à Rouen après son procès pour hérésie dans lequel elle se défendit avec autant d’habileté que de courage. Jeanne D’arc a inspiré beaucoup d’œuvres, entre autres:&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;u&gt;Ditié de Jeanne d'Arc&lt;/u&gt;, poème de Christine de Pisan (1429)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;- &lt;u&gt;La Pucelle d’Orléans&lt;/u&gt;, tragédie de Schiller (1801)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;- &lt;u&gt;Sainte Jeanne&lt;/u&gt;, pièce de G.B Shaw (1923)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;- &lt;u&gt;La Passion de Jeanne d'Arc&lt;/u&gt;, film de Carl Dreyer (1928)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la mort d’Amaury, fils de Jean de Craon, à la bataille d’Azincourt, Gilles devient, à onze ans, l’un des plus riches héritiers du royaume. Dès 20 ans, il aura dès lors une place importante dans la lutte contre les Anglais. À la folle richesse de Gilles s’ajoute une bravoure, une résolution et une valeur militaire indéniables. Lagny et les Tourelles sont les deux grands faits d’armes qui valurent au maréchal de France de 25 ans sa réputation.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chronologie&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;1429&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;6 mars – Gilles de Rais est à Chinon quand Jeanne y rencontre le roi. Elle veut chasser les Anglais du royaume de France et délivrer d’abord Orléans pour mener Charles VII à Reims.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;8 mars – Gilles est chargé d’une mission privilégiée :c’est lui qui conduira les troupes confiées à Jeanne d'Arc par le roi ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;28 avril – Départ de Gilles et Jeanne de Blois pour Orléans, accompagnés du Duc d’Alençon et Ambroise de Loré. 10-12 mille hommes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;7 mai – Combat décisif des Tourelles&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;8 mai – Orléans est libérée&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;12 juin – Prise de Jargeau&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;10 juillet – Prise de Troyes &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;18 juin – Victoire de Patay&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;17 juillet – Sacre de Charles VII à la cathédrale de Reims. Parce qu’il rapporte de l’abbaye de Saint Rémy l’ampoule du Saint Chrême qui sert à l’onction royale, Gilles est fait Maréchal de France à 25 ans.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;10 août – L’armée royale entre à Compiègne. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;23 août – Jeanne d'Arc part pour Paris. Le 26 elle est à Saint-Denis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;8 septembre – Sous les murs de Paris, Jeanne d'Arc et Gille de Rais donnent l’assaut ensemble. Jeanne est blessée. Un ordre de retraite est lancé. Mais Jeanne n'a pas non plus que des amis à la cour du dauphin.&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Gilles est lié, par le sceau du serment, au favori du roi La Trémoille. Il doit servir les intérêts de son féal.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Yolande d’Aragon, ennemie de La&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt; Trémoille, est la seule à s’intéresser au sort de Jeanne dans l’indifférence générale autour de Charles VII.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;En effet, le prestige extraordinaire que la prise de Paris, qui paraît alors probable, aurait donné à la Pucelle aurait porté ombrage à La Trémoille. Sans doute l’abandon du siège de Paris lui incombe entièrement. Charles VII, fatigué, doit approuver. Ainsi, après la capture de Jeanne, le roi n’a rien fait pour délivrer celle à laquelle il devait son royaume. Jeanne d'Arc ne fut pas immédiatement abandonnée, mais les dirigeants ne voulaient plus lui laisser le premier rôle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles de Rais et La Trémoille&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1425 – Yolande d’Aragon, mère de Marie d’Anjou, femme de Charles VII, veut la défaite des Anglais. À cet effet, elle tente de rapprocher la France et la Bretagne. Elle obtient de son gendre qu’il nomme Arthur de Richemont, frère du duc Jean V de Bretagne, connétable de France. C’était sans compter Georges de La Trémoille, son ennemi juré. L’intrigant gagne assez vite à ses vues le nouveau roi, et réduit ainsi Charles de Richemont à l’impuissance. C’est alors que La Trémoille, après la défaite des armées françaises à St James-de-Beuvron, décide de la carrière militaire de Gilles de Rais, son cousin par les Craon. Il servira sans efficacité les calculs de ce grand politique sans les comprendre jamais. En avril 1429, il se lie par un serment à ce fourbe devenu le favori de Charles VII ; La Trémoille a besoin d’un homme dont la volonté lui appartienne. Son influence est désastreuse : La Trémoille s’opposera à la fougue de Jeanne d’Arc. Ce n’est qu’en 1433, après la « disgrâce  que la France pourra définitivement se libérer des Anglais. La Pucelle aura donné la victoire à la France, mais seul Arthur de Richemont saura l’organiser. L’éloignement de ce dernier marque la fin de la carrière de Gilles de Rais à la cour.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles de Rais et Jean de Craon&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mère de Gilles, Marie de Craon, et le père, Guy de Laval, meurent jeunes, et l’un après l’autre au cours de l’année 1415. A onze ans, Gilles passe dans les mains de son grand-père maternel, Jean de Craon, dont il s’attribue seul la charge de l’élever. Les Craon étaient alors les plus grands feudataires d’Anjou. Violent et sans scrupules, il abandonne Gilles à des passions que rien ne freine. Il sera responsable pour une part importante de cette éducation pleinement relâchée et désastreuse à l’origine de sa monstruosité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles de Rais et Barbe-Bleue&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Les légendes bretonnes prêtent au maréchal démoniaque les traits d'un diable bleu azur, au rire sinistre, "tu appartiens maintenant à l'enfer, tu ne seras plus à l'avenir Gilles de Laval, tu seras la Barbe-Bleue, le plus affreux des hommes, un épouvantail pour les petits enfants. Ton nom sera maudit pour toute l'éternité et tes cendres, après ta mort, seront livrées aux vents, tandis que ta vilaine âme descendra dans les profondeurs de l'enfer."&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La postérité de Gilles de Rais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir J-K Huysmans&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt; &lt;u&gt;Là-Bas&lt;/u&gt; « Quand le monde semble une prison et l’existence une impasse, quand la conscience se révolte contre le lieu qu’elle occupe, ou qu’elle erre désorientée comme dans les pièges d’un labyrinthe, cela s’appèle la mélancolie.(...)&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 100%;"&gt;Nul ne peut aller bien loin s’il ne se dirige vers l’abîme ; c'est l'antique secret de tous les grands mélancoliques.»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div face="courier new" style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div face="courier new" style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; 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text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div face="courier new" style="font-family: courier new; text-align: left;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div face="courier new" style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: courier new; 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Synopsis</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;link href="file://localhost/Users/jon/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip1/01/clip_filelist.xml" rel="File-List"&gt;&lt;/link&gt;  &lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */ @font-face  {font-family:"Times New Roman";  panose-1:0 2 2 6 3 5 4 5 2 3;  mso-font-charset:0;  mso-generic-font-family:auto;  mso-font-pitch:variable;  mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;} @font-face  {font-family:"Courier New";  panose-1:0 2 7 3 9 2 2 5 2 4;  mso-font-charset:0;  mso-generic-font-family:auto;  mso-font-pitch:variable;  mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;} @font-face  {font-family:Wingdings;  panose-1:0 5 2 1 2 1 8 4 8 7;  mso-font-charset:2;  mso-generic-font-family:auto;  mso-font-pitch:variable;  mso-font-signature:0 0 256 0 -2147483648 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  {mso-style-parent:"";  margin:0cm;  margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:12.0pt; 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Ohalei Yaacov - Le Silence des Justes (2001)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-d463b27f17ba5f78" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v22.nonxt1.googlevideo.com/videoplayback?id%3Dd463b27f17ba5f78%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1333740202%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D45694787D0EBD05ADE19DA93486CF32BC4BCEB48.2EDB2BEE392B46481FD782919DCA44821708B87E%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3Dd463b27f17ba5f78%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3D5RxPN1znC4FJgMnitEV9417AUlQ&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v22.nonxt1.googlevideo.com/videoplayback?id%3Dd463b27f17ba5f78%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1333740202%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D45694787D0EBD05ADE19DA93486CF32BC4BCEB48.2EDB2BEE392B46481FD782919DCA44821708B87E%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3Dd463b27f17ba5f78%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3D5RxPN1znC4FJgMnitEV9417AUlQ&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2.Une liaison Vilnius – Johannesburg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis quelques années, en accord avec la municipalité, des voix juives et non juives s’élèvent en faveur de la rénovation de la grande synagogue de Vilnius. D’aucuns souhaitent, après plus de cinquante ans, faire revivre une région qui pouvait se targuer avant la guerre d’abriter la communauté juive la plus importante du monde et ce, depuis le XVIIIè siècle. Vilnius possédait alors les écoles rabbiniques les plus réputées du monde ashkénaze et devient la « Jérusalem du Nord ». Or il faut savoir qu’après 1945, 95% des juifs de l’ex-royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lithuanie avaient émigré en Afrique du Sud. Avec ses deux plus grands centres situés à Johannesburg et Cap Town, la population juive d’Afrique du Sud s’élève aujourd’hui à près de 100.000 personnes. Ainsi, alors que la superbe Gardens Synagogue de Cape Town fut construite en 1849 par des immigrants britanniques et allemands, la Mooi Street Synagogue de Johannesburg est fondée par des lithuaniens venus des shtetls de Poswohl et de Chelmn. C’est dans ces prémisses que de plus en plus de personnalités diplomatiques oeuvrent depuis longtemps au rapprochement et à la renaissance de cette culture. En témoigne la récente conférence internationale de l’UNESCO à Vilnius les 23-26 avril 2001. En témoigne aussi l’ouverture en 1989 du Musée national des Juifs du Gaon de Vilnius. Son directeur, Mr Emanuelis Zingeris, se trouve à l’initiative du projet et exhorte les juifs originaires de Lithuanie à venir grossir les rangs des pèlerins. Car ces visites, rendues possibles grâce à la manne de généreux donateurs juifs du monde entier, ont désormais une coloration largement religieuse. En effet, il ne reste plus que deux synagogues en activité en Lithuanie : celle de Vilnius et celle de Kaunas, toute deux sous l’égide et à la mémoire du Grand Gaon de Vilnius, Elijahu ben Solomon Zalman (1720-1797). Une exposition permanente lui est consacrée. Néanmoins, c’est dans ces conditions que je souhaiterais organiser un reportage sur le lien qui se noue désormais entre les ressortissants juifs de deux pays aussi distincts l’un de l’autre que la Lithuanie actuelle et l’Afrique du Sud. Ceux-ci recueillent à présent le passé d’une culture à jamais perdue mais tissent par là-même les nouveaux liens qui unissent et créent, dans une plus large mesure, une socialisation propre au devenir juif.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;2.    A nous deux, l’Amérique !&lt;br /&gt;Du Mexique à la Terre de Feu, un voyage en voiture à travers toute l’Amérique latine.&lt;br /&gt;Question centrale : Pourquoi la danse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3.    L’Inde et moi&lt;br /&gt;Séjour de Romain en Inde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4.    Sur les traces de Hitler…&lt;br /&gt;Voir le cadastre de Berlin aujourd’hui – « Je marche dans la ville foulée par les pas d’ Hitler ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5.    Opération « DIN » : Dam Israel Notar&lt;br /&gt;Thème : la violence anti-nazie après la guerre&lt;br /&gt;Voir Bio de Arieh Biro&lt;br /&gt;Sources :     Goran Rosenberg – &lt;u&gt;L’Utopie perdue&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6.    La Société des Templiers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La Société des Templiers (Tempelgesellschaft en allemand) est un courant religieux protestant d'Allemagne, fondée au milieu du XIXe siècle par Christoph Hoffman dans la région allemande du Wurtemberg, alors un royaume. Ses membres prônent le retour aux sources du christianisme et la création d'implantations urbaines et agricoles sur la Terre Sainte. En 1858, les Templiers sortent officiellement de l'Église luthérienne et fondent la Société des Templiers, comptant alors 5000 membres. La Société des Templiers n'a rien à voir avec l'ordre du Temple du Moyen Âge. En 1866, les Templiers tentent vainement de s'installer dans la Vallée de Jezreel, mais la malaria les décourage. En 1869, ils fondent une implantation dans la banlieue de Haïfa et une seconde dans celle de Jaffa, connues plus tard sous le nom de "quartiers allemands". Le quartier allemand de Jaffa s'installe à l'emplacement de l'ancien "quartier américain", fondé quelques années auparavant par un courant religieux protestant originaire des États-Unis. En 1872, la Société des Templiers fonde un village agricole près de Jaffa du nom de Srouna (emplacement actuel du quartier général de Tsahal). En 1878, elle crée le quartier allemand de Jérusalem, puis en 1902 le village Wilhelma près de Lod. En 1906 et 1907, les Templiers montent encore deux implantations; Beït-Lehem Haglilit et Waldheim en Haute Galilée. En 1924, ils créent même la "Banque de la Société des Templiers". Malgré leur faible nombre dans le pays, les Templiers n'en contribuent pas moins au développement des techniques modernes agricoles en Terre d'Israël. Ils sont les premiers en Palestine à se servir de machines agricoles et à employer les engrais chimiques. Lors de la déclaration de la Première Guerre mondiale, la Palestine abrite alors 1200 Templiers, et avec l'invasion britannique, ils sont expulsés du pays en direction de l'Allemagne. Suite à la signature du Traité de Versailles en France, les Templiers sont autorisés à venir se réinstaller dans le pays. Les Templiers installés alors en Palestine entretiennent des relations régulières avec leur pays d'origine, l'Allemagne. Avec l'arrivée des Nazis, nombreux parmi les Templiers de Palestine,et principalement les jeunes, sont ceux qui adhèrent au parti national-socialiste et qui espionnent le pays pour le compte de l'Allemagne. En 1932, le parti nazi est créé en Palestine. Les jeunes templiers ralliés au nazisme participent, aidés par des groupes armés arabes, aux événements sanglants de 1936-1939, fomentés à l'encontre des membres du Yishouv. Avec la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, tous les membres de la Société des Templiers sont arrêtés par les Britanniques et rassemblés dans des camps d'internement, jusqu'à leur expulsion vers l'Australie. Il ne leur sera jamais permis quelque réinstallation que ce soit en Israël. Les propriétés foncières laissées dans le pays par la Société des Templiers seront prises en compte dans le cadre des arrangements conclus après la guerre entre l'Allemagne et l'État d'Israël.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;7. Les Karaïtes en ex-URSS, religion ou nationalité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivant en ex-URSS, les Karaïtes, qui se sont séparés du judaïsme depuis le huitième siècle, restent soucieux de leurs traditions et fiers de leur identité ethno-religieuse. Les Karaïtes observent toutes les traditions caractérisant la religion juive: kashrut(le respect du régime kasher), Shabbat et fêtes juives, circoncision; leurs prières diffèrent peu des prières juives traditionnelles. Aujourd'hui, le nombre des Karaïtes est estimé à huit ou neuf milles fidèles, dont la moitié vit en Israël, quelques-uns en Turquie et en Iran, et environ trois mille cinq cent en URSS (Ukraine et Lituanie).Les événements historiques et sociaux d'Europe de l'Est ont conduit à un paradoxe intéressant: parmi les Karaïtes de ces régions, une distinction claire entre identité ethnique et religieuse s'est progressivement développée. Bien qu'ils considèrent appartenir à la religion juive, ils ne se reconnaissent pas comme Juifs, au sens ethnique du terme; le groupe national qu'ils forment profite d'un statut particulier. À l'époque soviétique, cette distinction figurait d'ailleurs dans tous les papiers officiels à la rubrique " nationalité ". La croyance karaïte apparut au huitième siècle au sein de la communauté juive qui vivait dans la partie perse - babylonienne du Califat arabe, au moment où la tradition talmudique prenait racine. Les premiers membres étaient appelés les Ananites, d'après le nom du fondateur du mouvement, Anan ben-David, un sage qui n'acceptait pas l'autorité de ceux qui collectaient et propageaient la loi orale, le Talmud. Au douzième siècle, le mouvement adopta sa forme actuelle en devenant un "mouvement biblique authentique" (d'où le nom de karaïte, du mot hébreu mikra, écritures), caractérisé par un rejet total du Talmud, la non-reconnaissance du Messie et le rejet des dogmes de la résurrection, du jugement après la mort. L'origine du peuplement karaïte reste néanmoins souvent soumise à plusieurs interprétations: ainsi, deux théories s'opposent quant à l'apparition des Karaïtes en Crimée. La première affirme que les Karaïtes sont des descendants des Karaïtes juifs déportés de Byzance et de Perse, la seconde défend l'idée que les Karaïtes Européens sont des descendants des peuples Khazars qui ont adopté le Judaïsme karaïte au dixième siècle. En ce qui concerne la langue, le style de vie et la structure sociale, les divisions entre les Karaïtes et les Juifs de Crimée " authentiques " (connus sous le nom de krymchaks) devinrent de moins en moins prononcées sous l'influence mutuelle des deux groupes ainsi que sous l'influence des Tatars. En revanche, en Lituanie, la situation évolua différemment: au cours des siècles la différence entre les Karaïtes et les Juifs Ashkénazes resta très forte, il n'y eut pas de mélange des deux communautés. Jusqu'au XIIème siècle, inspirée par la richesse de la vie spirituelle juive en Lituanie, la théologie karaïte s'y développa fortement. Du XIIème au XVème siècle, la structure sociale des communautés karaïtes changea pour s'établir sur la base des principes juifs fondamentaux prônant une éducation générale pour les garçons, la philanthropie et l'unification des autorités séculières et spirituelles dirigées par le seul Khakham (nom du chef spirituel karaïte par opposition au rabbin). Au Moyen-Age, les Karaïtes de Lituanie parlaient l'hébreu, non seulement dans le contexte religieux, mais aussi dans leur correspondance personnelle et professionnelle.À la fin du XVIIIème siècle, après la partition de la Pologne et l'annexion de la Crimée, les Karaïtes devinrent sujets de l'empire russe, au même titre que les Juifs de Pologne et de Lituanie. Les Karaïtes demandèrent immédiatement aux autorités de ne pas être confondus avec les Juifs, mais d'être plutôt considérés comme un groupe ethnique à part entière. Même s'ils furent dispensés, à partir de 1795, de payer la doubletaxation imposée aux Juifs, il durent attendre 1863 pour que des lois discriminatoires cessent de leur être appliquées. Ainsi, en 1859, dans une requête adressée au Sénat impérial, le Khakham Firkovic représentant les Karaïtes de Trakai écrivait: "Les Karaïtes n'ont pas les défauts reconnus aux Juifs. Ils ne croient pas au Talmud; leurs ancêtres furent envoyés en Crimée bien avant la naissance du Christ et ne sont en aucun cas impliqués dans sa crucifixion". La missive faisait également part de leur souhait d'être appelés " Karaïtes de Russie " dans les documents officiels. En 1892, ils demandèrent même au gouvernement la permission de changer l'appellation de leur "synagogue karaïte" en "cathédrale karaïte".Grâce à la volonté affirmée de se distinguer des Juifs, les Karaïtes échappèrent aux pogroms qui eurent lieu en Russie vers 1881-1882. Au XIXème siècle, les structures sociales en vigueur ne différaient pratiquement pas de celles présentes au Moyen-Age. En 1850, un gouvernement karaïte fut créé dans la province de Tavria afin de représenter les Karaïtes de Crimée, puis, en 1863, un gouvernement analogue vit le jour à Trakai (27 km au Nord de Vilnius, Lituanie), représentant les Karaïtes des provinces du Nord-Ouest. Ces institutions fonctionnaient selon les instructions du Ministère de l'Intérieur, reconnaissant l'autorité et la responsabilité des Khakhams. En 1894, une école pour la formation des Khakhams fut fondée à Yevpatorija en Crimée.La rupture des relations avec les Juifs ainsi qu'avec les Karaïtes de l'étranger conduisit à un tournant dans la vie spirituelle des Karaïtes d'Europe orientale: leur petit nombre, l'interdiction des mariages consanguins ainsi que l'égalité devant la loi les poussèrent à quitter leurs communautés pour des villes de Russie Centrale; ceci joua certainement dans le processus de leur rapide assimilation. Le fait d'appartenir à un seul et même pays, l'Union Soviétique (suite aux annexions de l'Ukraine occidentale et de la Lituanie en 1939), ne renforça pas pour autant la communauté karaïte, divisée sur l'attitude à adopter face à la politique antireligieuse du gouvernement et sur les différences de plus en plus grandes entre les divers groupes la composant. Les communautés de Lituanie et de Galicie, comme beaucoup d'autres minorités ethniques, adoptèrent les cultures respectives de leur pays d'accueil, alors que les Karaïtes de Pologne et de Crimée se russifièrent. Durant la deuxième guerre mondiale, malgré l'occupation allemande, les communautés karaïtes ne furent pas exterminées, n'étant pas considérées comme juives. De même, la propagande anti-religieuse soviétique ne leur prêta aucune attention particulière,étant donné le nombre restreint des fidèles. En 1979, la population karaïte d'URSS était estimée à 3500 dont 1200 en Crimée, 1800 en Lituanie, et le reste en Ukraine.De nos jours, les communautés karaïtes se regroupent autour de la kenesa (lieu de prière, ainsi appelé pour éviter l'appellation de synagogue). Il en existait quatre en URSS, deux en Crimée, une à Trakai et une à Galic. Aucun lien n'existe actuellement entre les différentes communautés, les lieux d'enseignement de la loi karaïte ont tous disparu. Assiste-t-on à une disparition de ce groupe ethno-religieux? On estime leur survie à environ vingt ou trente ans...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Synopsis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1. La Douleur&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Monologue du sang&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis la moitié de la terre&lt;br /&gt;Je ne sais ce qu’est le néant&lt;br /&gt;Car j’appartiens,&lt;br /&gt;Et on me garde :&lt;br /&gt;Peut-être je suis un vivant&lt;br /&gt;J’étais tranquille en ma prison&lt;br /&gt;Ce fut un jour un homme&lt;br /&gt;Qui se trempa dans tout mon nom&lt;br /&gt;Pour montrer aux autres un autre homme&lt;br /&gt;à peine je me souviens de lui ;&lt;br /&gt;Sorti de la prison, j’avais gagné, dit-on, la liberté :&lt;br /&gt;Alors je coulais.&lt;br /&gt;Je ne sus que couler,&lt;br /&gt;Et ce fut ma plus dure épreuve.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Robert Antelme, interné à Fresnes puis le 17 août 1944, transféré à Compiègne d’où l’un des derniers convois l’enverra à Buchenwald. «Vivant parmi les vivants, libre, ayant vécu l’expérience des limites, et redéfinissant grâce à son livre &lt;u&gt;L’espèce humaine&lt;/u&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;l’indestructible noyau de ce qui nous fonde face au monde ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sources : Laure Adler Biographie de Marguerite Duras&lt;br /&gt;Marguerite Duras &lt;u&gt;La Douleur&lt;/u&gt; (1985)&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voir le fragment de Monsieur X,dit ici Pierre Rabier « L’affaire Charles Delval »&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;2. La Vénus à la Fourrure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« L’amour, c’est la guerre des sexes », l’homme et la femme sont des ennemies, oubliant parfois leur lutte dans un moment d’illusion. En amour, un seul choix : être le marteau ou l’enclume, fouetter ou être fouetté car « qui ne sait soumettre l’autre à sa loi sentira bientôt sur sa nuque un pied prêt à l’écraser ». Dialectique du maître et de l’esclave et règle d’Histoire : l’homme est livré à la femme par la passion, et la femme, livrée à sa propre loi depuis Hélène et Dalila jusqu’à Catherine II et Lola Montès témoigne de la cruauté qui fait sa vraie nature. Cruauté souveraine du désir : « Se donner où l’on aime et aimer tout ce qui plaît », infidélité où se brise la passion. Ainsi la guerre des sexes est partout dans l’Histoire, et la cruauté de la femme est celle de l’histoire elle-même. Dans ce déchirement d’un monde qui meurt (voyez 1848 !), dans ces brouillards et ces encens, Vénus meurt de froid et c’est pourquoi elle se couvre de fourrures.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sources : &lt;u&gt;Présentation de Sacher-Masoch&lt;/u&gt; – G.Deleuze (1967)&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La Vénus à la Fourrure&lt;/u&gt; – L.Von Sacher-Masoch (1870)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Pierre Goldman (1944-1979)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 20 septembre 1979, Pierre Goldman est assassiné à Paris, à 35 ans, fauché par les balles de trois tueurs inconnus. Ainsi meurt un juif polonais militant, délinquant, intellectuel et écrivain, né en France. Cette énumération d’identités a une histoire, dont l’épisode le mieux connu – le plus public en tout cas, à défaut d’être l’essentiel – est d’ordre judiciaire. En effet le 14 décembre 1974, la Cour d’Assises de Paris condamne Pierre Goldman à la réclusion criminelle à perpétuité pour trois attaques à main armée, qu’il reconnaît, et pour le meurtre de deux pharmaciennes du Boulevard Richard Lenoir. Deux ans plus tard, le verdict est cassé pour vice de forme. Le 4 mai 1976, Pierre Goldman comparait devant la cour d’assises de la Somme ; les jurés l’acquittent du double meurtre et le condamnent à douze ans de réclusion pour les hold-up assumés. Une licence de philosophie et une maîtrise d’espagnol obtenu en prison sa bonne conduite et une grâce administrative lui valent une réduction de peine. Le 5 octobre 1976, Pierre Goldman sort de la prison de Fresnes. Quelque guetté par l’intelligentsia parisienne, anxieux de se débattre contre toute récupération, toute facilité de mode ou de vogue, ne craindra pas de dérouter ses amis par une âpreté une rigueur intellectuelle et une vigilance politique de tous les instants. Personnage attachant et controversé, il reste l’archétype du Juif Diasporique, de ce Juif du ghetto dont les murs d’enceintes subsistent dans les têtes, quand bien ils auraient été balayés par la civilisation. «Comme chacun, j’ai voulu comprendre pourquoi ce procès me fascine. C’est en raison de la personnalité de Goldman. Certains en ont fait un héros des Possédés de Dostoïevski. Je ne partage pas cette impression. Avec son mélange d’ambiguïté, il est banalement un homme du XXe siècle. Or nous lui faisons un procès du XVe siècle. » Georges Kiejman, plaidoirie du 4 mai 1976.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sources :&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La Part de l’ombre&lt;/u&gt; – Michael Prazan (2005)&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Souvenirs Obscurs d’un juif polonais né en France&lt;/u&gt;  Pierre Goldman&lt;br /&gt;Epitaphe - Cimetière du Père Lachaise – Les meurtres des Juifs ne concernent que les Juifs&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-7476771300742069838?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='video/mp4' href='http://www.blogger.com/video-play.mp4?contentId=fa8771db5de2ea68&amp;type=video%2Fmp4' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/7476771300742069838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/film.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/7476771300742069838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/7476771300742069838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/film.html' title='Films, Documentaires &amp; Synopsis'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-7440981654602896873</id><published>2009-11-06T13:21:00.000+01:00</published><updated>2012-03-10T20:55:51.552+01:00</updated><title type='text'>Mises en scènes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;u&gt;LE LOUP DES STEPPES&lt;/u&gt; HERMANN HESSE&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« UNIQUEMENT POUR LES FOUS »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;A Louis Sandowski.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Acteur potenciel : Bob Dylan.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;FIN DE PARTIE&lt;/u&gt; Beckett&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mise en scène = Moniteur vidéo avec l’image d’un homme qui regarde les deux acteurs jouer. Jeu de ping-pong visuel en rapport avec le rythme des répliques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;u&gt;DIALOGUES AVEC L’ANGE&lt;/u&gt; un document recueilli par Gitta Mallasz&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Compte rendu d’une série d’évènements qui ont eu lieu en Hongrie entre 1943 et 1944. Ce livre n’est ni fiction, ni journalisme, ni littérature. Le lecteur doit le prendre tel quel. Ou le laisser.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sarah Kofman (1934-1994)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ecrivain et philosophe ,Sarah Kofman s’est donnée la mort à Paris le 15 octobre 1994. Professeur à Paris I, elle enseigne depuis 1970. 2 « pères » : Nietzche et Freud. Sources : Rue Orderner, rue Labat (1993)– récit de son enfance juive sous l’Occupation nazie. Elle dit le souvenir de la détresse longtemps muette après la déportation et la mort à Auchwitz de son père rabbin et la séparation d’avec sa mère.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ghérasim Luca, Talisman d’absolu (A mettre en scène absolument !)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Leçon : pour une création funambule, pour être définitivement « hors-la-loi », il faut partir sans laisser de traces. A trouver : &lt;u&gt;Comment s’en sortir sans sortir&lt;/u&gt; – Raoul Sangla, 1989 (55mn) – Arte, CDN, FR3 + Les Récitals – Ed. José Corti&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;UNE VIE : Dostoïevski (1821-1881)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’homme : Citadin sans fortune, écrivain qui vit de sa plume, il créa dans l’angoisse et la maladie avec une énergie surhumaine. Toute sa vie, l’auteur s’assigna pour tâche de créer le chrétien russe idéal. Voir L’Idiot – Le Prince Myshkine, que les gens appellent « l’Idiot » parce qu’il est dénué d’amour-propre, traverse le monde et ses intrigues sans y perdre sa pureté, interprète de la religion politique de Dostoïevski. Voir Les Démons – Sources : Un fait divers relate l’exécution, par le nihiliste Netchaïev, de l’étudiant Ivanov, soupçonné de vouloir quitter le groupe. Le livre conte la vie d’un grand pêcheur chrétien repenti destiné à sauver la Russie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;≠ Tolstoï, seigneur dans son domaine. Voir Pascal Bonitzer : « C’est Dostoïevski qui a inventé le mensonge moderne, celui du roman et du cinéma. Le vrai mensonge n’est pas le mensonge intentionnel, destiné à perdre l’autre ou à l’abuser et que montre le théâtre, c’est le mensonge malgré soi, le mensonge de tous les jours, que l’être égaré improvise parce qu’il faut sauver les apparences (et non les détruire !) et qui le ronge parfois jusqu’à la mort. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;u&gt;CITADELLE&lt;/u&gt; Saint-Exupéry « ma gangue » = aucun ordre&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le livre se présente telle une somme, un flot incessant de mots. Il faut procéder à un choix. Adopter une démarche de scrutateur, d’archéologue. Apprendre à saisir au vol les impulsions sous les mots. Je souhaite nager dans le désert avec ce livre, construire avec des grains de sable. Bien sûr l’édifice s’effondre de lui-même à la dernière page - action du vent. En effet, une citadelle ne doit jamais le rester mais au contraire s’ouvrir et laisser place au rien, donc au nouveau [reconstruire sur des ruines]. Plonger la-dedans afin d’y chercher sa logique. Texte ouvert à volonté, à discrétion. Postulat : Nous parlons bien d’une citadelle intérieure. Travail de débroussaillement de la forêt intempestive des mots pour laisser poindre la langue du désert. Voir la dialectique juive du désert in La terre impossible Attias &amp;amp; Benbassa. Mise en garde : Citadelle = ouvrage spirituel, inspiré, fervent. Ce n’est pas un modèle d’action rationnel ou matérialiste. D’où : traitement exclusivement poétique. Ne pas en faire une œuvre de combat. Inspiration, souffle lyrique. Idée spéculative : Première image = un homme les bras ouverts ? Dernière image = l’effondrement de la citadelle. Preuve : L’affrontement idéologique Saint-Ex / Camus. Mode (provisoire) selon les éditeurs : 2 Temps = I. Empreinte et éducation du père sur son fils II. Le fils s’émancipe en homme. But de l’ouvrage : Observer et construire un monde commun. Option de l’auteur = fuir hors de ce monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;u&gt;LE LIVRE DES QUESTIONS&lt;/u&gt; E. Jabès&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Représentation théatrale&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1. Mode : Structures en plusieurs parties (3 ou 4) Proposition = [références en italiques projetées sur écran ?] A la fin, écrire les sources : noms des rabbins cités. Total = il faudra peut-être étaler le temps de la représentation sur plusieurs jours/mois d’intervalle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;2. Garantir toute tentation de changer la lettre du livre. Etre Juif, c’est avoir à justifier de l’existence ; c’est avoir en commun les mêmes nuits sans sommeil, avoir essuyé les mêmes insultes ; c’est avoir cherché désespérément la même bouée, la même main secourable ; c’est avoir nagé, nagé, nagé pour ne pas sombrer. Etre juif, c’est avoir les mêmes cernes sous les yeux, le même sourire sceptique — et pourtant le Juif est capable de grands enthousiasmes — c’est avoir cligné les yeux face au soleil défendu. Voir interprétation de Derrida dans &lt;u&gt;l’écriture ou la différance&lt;/u&gt; : Le Juif comme principe poétique, émancipé de toute empreinte à caractère idéologique.Idée directrice = « Ce chant a pour ambition de nous faire assister à la naissance de la parole. » Cf la fin de &lt;u&gt;Israel, la terre et le sacré &lt;/u&gt;- Attias et Benbassa Si le Juif, c’est le monde alors le vrai lieu du Juif, c’est le Livre. Le Livre comme liberté du Juif. Voir Levinas : Suivre le Plus-Haut, n’avoir de fidélité que pour l’Unique : se méfier du mythe par lequel s’imposent le fait accompli, les contraintes de la coutume et du terroir et l’Etat machiavélique et ses raisons d’Etat, identifier mon esclavage en pays d’Egypte avec mon identité même… »&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-7440981654602896873?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/7440981654602896873/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/mises-en-scenes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/7440981654602896873'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/7440981654602896873'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/mises-en-scenes.html' title='Mises en scènes'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-7296842798620618197</id><published>2009-11-06T13:19:00.000+01:00</published><updated>2012-03-10T18:18:07.174+01:00</updated><title type='text'>Critiques</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Brassens. Trompettes de la renommée&lt;br /&gt;A faire écouter à toute la presse « people » (Gala ,Voici,…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barbara Perlimpinpin « rien que la tendresse … »&lt;br /&gt;La plus belle chanson française d’une femme.&lt;br /&gt;Qu : Il faut en faire un devoir de vie,une profession de foi &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barbara / Gainsbourg :&lt;br /&gt;Des Juifs qui détestent leur image. Prisme de la laideur&lt;br /&gt;Communauté de génération ( cf.L’après-Guerre)&lt;br /&gt;Ils se haïssent, ce qui entraine des perversions :&lt;br /&gt;- Homosexualité chez Barbara&lt;br /&gt;- Schizophrénie chez Gainsbourg / Gainsbarre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Genet Un Captif amoureux Ou Pour une poétique du Palestinien&lt;br /&gt;Ex : Prendre une figure de la lutte et de révolte pour construire sa fantaisie contre la réalité. Inverse de Céline « Je ne veux plus mourir » Voyage au bout de la nuit = Antisémitisme par déception de la nature humaine. Voir expérience de la première guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blade Runner Ridley Scott&lt;br /&gt;Qu: La machine peut-elle être aussi «bonne »(au sens de Rousseau) que l’homme ? Est-elle capable d’ «humanité » ? Rapport homme-machine inversé : L’homme, du coté esclave enfermé dans le système. La machine, du coté de la liberté, «out-cast ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Albert Cohen, le Jean-Jacques Rousseau juif&lt;br /&gt;Solal, c’est le roman de l’apprentissage et de l’ambition (idem Julien Sorel) mais : Solal est juif – voir publication 1933. Belle du Seigneur, Tristan et Iseult version comique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seven – David Finsher&lt;br /&gt;Réf : - La Divine comédie de Dante&lt;br /&gt;Mystique de Saint Thomas D’Aquin Variation autour des Sept Pêchés Capitaux :&lt;br /&gt;La gourmandise, L’avarice, La paresse, La luxure, L’orgueil, La colère, L’envie&lt;br /&gt;Esthétique des corps – tableaux dans les crimes. Rapport neuf Ombres / Lumière - Enfer / Paradis Fonction purificatrice de la pluie. Quête du héros = recherche de la Grâce, dialectique du vice et de la vertu. Voir mot de la fin – Hemingway : « Le monde est un bel endroit qui vaut la peine qu’on se batte pour lui. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Chants de Maldoror Comte de Lautréamont - Les lamentations d’un futur homosexuel&lt;br /&gt;Nota : c’est le futur qui est homosexuel, pas la personne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ Education Sentimentale Flaubert : Il s’agit d’une œuvre d’art. C’est une éducation du goût, un rapport esthétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ROMAIN GARY : L’IMPOSTEUR MAGNIFIQUE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Coup de Dés …(1897) Mallarmé&lt;br /&gt;Poème à la disposition et à la typographie très complexes, où des « éclats » de texte cernent la proposition principale : Un coup coup de dés jamais n’abolira le hasard Sur cette ultime scène de l’écriture, Mallarmé accomplit la plus extrème experience du Symbolisme. Il crée un objet poetique idéal qui n’impose rien d’autre que lui-même. Rien n’aura lieu que le lieu, si ce n’est une constellation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des romans qui font aimer les romans !&lt;br /&gt;Je te reparlerai d’amour Pascal Jardin&lt;br /&gt;La folle allure Christian Bobin&lt;br /&gt;Clair de femme Romain Gary&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Livres à lire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elie Barnavi – Une Histoire moderne d’Israel&lt;br /&gt;- Gilles Kepel – Jihad : Expansion et déclin de l’islamisme&lt;br /&gt;- Israel, la terre et le Sacré – Attias &amp;amp; Benbassa&lt;br /&gt;- Le Passé d’une illusion – François Furet&lt;br /&gt;- Dialogues avec l’ange&lt;br /&gt;- J’ai vu finir le monde ancien - Alexandre Adler&lt;br /&gt;- L’amour , la Solitude André Comte - Sponville&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Biographies : &lt;br /&gt;• Marguerite Duras de Laure Adler&lt;br /&gt;• Romain Gary de Dominique Bona&lt;br /&gt;• Emmanuel Levinas de Marie-Anne Lescourret&lt;br /&gt;• Yehoshua Leibovitz – Œuvres complètes&lt;br /&gt;• Deleuze et Foucault en DVD&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-7296842798620618197?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/7296842798620618197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/critiques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/7296842798620618197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/7296842798620618197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/critiques.html' title='Critiques'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-6697029324961057234</id><published>2009-11-05T15:41:00.014+01:00</published><updated>2012-03-08T20:13:20.766+01:00</updated><title type='text'>Répliques</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;… Mon gros bébé !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Dis, je ne suis pas sorti de mon landau ce soir pour me faire insulter par une nana qui n’a pas fini de téter son biberon.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je n’aime pas les hommes faibles, j’aime les hommes qui ont des faiblesses.(Romain Gary)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort. (Hagakure)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’aime mieux regarder que penser. (Sören Kroyer)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Le plussûr des mutismes n'est pas de se taire, mais de parler.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small; font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Accentua"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;(Soren Kierkegaard)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C’est ainsi ! Siècle de vitesses ! qu’ils disent. Grands changements ! qu’ils racontent. Rien n’est changé en vérité. Ils continuent à s’admirer et c’est tout. La race, ce que tu appelles comme ça, c’est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C’est ça la France et c’est ça les Français ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C’est lui qui nous possède ! Quand on est pas sages, il serre… On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger… Pour des riens, il vous étrangle… C’est pas une vie ….&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;― Il y a l’amour, Bardamu !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;― L’amour, c’est l’infini mis à la portée des caniches… et j’ai ma dignité moi !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La femme qui sait tenir compte de notre misérable nature devient aisément notre chérie, notre indispensable et suprême espérance. Nous attendons auprès d’elle, qu’elle nous conserve notre menteuse raison d’être.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il faut croire Claude Lorrain, les premiers plans d’un tableau sont toujours répugnants et l’art exige qu’on situe l’intérêt de l’œuvre dans les lointains, dans l’insaisissable, là où se réfugie le mensonge, ce rêve pris sur le fait, et seul amour des hommes. Y a que la bravoure au fond qui est louche. Chacun pleure à sa façon le temps qui passe. Tout ce qui est intéressant se passe dans l’ombre, décidément. On ne sait rien de la véritable histoire des hommes. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ce qu’il faut au fond pour obtenir une espèce de paix avec les hommes, c’est leur permettre en toute circonstance,de s’étaler, de se vautrer parmi les vantardises niaises. Il n’y a pas de vanité intelligente. Faire confiance aux hommes c’est déjà se faire tuer un peu. Ce qui est pire c’est qu’on se demande comment le lendemain on trouvera assez de force pour continuer à faire ce qu’on a fait la veille et déjà tellement trop longtemps, où on trouvera la force pour ces démarches imbéciles, ces mille projets qui n’aboutissent à rien, ces tentatives pour sortir de l’accablante nécessité, tentatives qui toujours avortent, et toutes pour aller se convaincre une fois de plus que le destin est insurmontable, qu’il faut retomber au bas de la muraille, chaque soir, sous l’angoisse de ce lendemain, toujours plus précaire, plus sordide. C’est l’âge aussi qui vient peut-être, le traître, et nous menace du pire. On n’a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie, voilà. Toute la jeunesse est allée mourir déjà au bout du monde dans le silence de vérité. Et où aller dehors, je vous le demande, dès qu’on a plus en soi la somme suffisante de délire ? La vérité, c’est une agonie qui n’en finit pas. La vérité de ce monde, c’est la mort. Il faut choisir: mourir ou mentir. Je n’ai pas pu me tuer, moi.(CÉLINE)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ce qu’il y a de curieux avec les femmes, c‘est qu’elles sont toujours prêtes à tout pour sauver les apparences. Les vraies menteuses ne savent pas ce que la Vérité veut dire. (Sacha Guitry)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La Culture, c‘est comme le riz : d’abord c’est dur, ensuite c’est cuit ! (Françoise Sagan)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La séduction représente la maîtrise de l’univers symbolique alors que le pouvoir ne représente que la maîtrise de l’univers réel. La puissance du féminin réside dans la séduction ; Immense privilège du féminin de n’avoir jamais accédé au sens, à la vérité et d’être resté maître absolu du règne des apparences. (Baudrillard)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C’est quoi un voyou ?  Un paresseux qui a des goûts de luxe. (Claude Lelouch)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre. (Antoine de Saint-Exupéry)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;De même que ce n’est pas à un homme intelligent qu’un autre homme intelligent aura peur de paraître bête, ce n’est pas par un grand seigneur mais par un rustre qu’un homme élégant craindra de voir son élégance méconnue. (Marcel Proust)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Dans un couple, il y en a toujours un qui s’emmerde et l’autre qui est désespéré !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;(Michel Simon)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je sais ce que je fuis et non ce que je cherche. (Montaigne)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’adore les modes parce qu’elles meurent jeunes. (Cocteau)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment. (Cardinal de Retz)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La trahison ? L’habileté a marcher dans le sens des événements. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;(Richelieu)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La Gloire, c’est le deuil éclatant du bonheur. (Mme de Staël)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il faut toujours sourire, ça ne vous rend pas plus intelligente mais c'est agréable pour ceux qui vous regardent. (Jeanne Moreau) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La Télé n’est pas un art, c’est un meuble. (Jean-Luc Godard)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La Nation, c'est le seul bien des Pauvres. (Jean Jaurès)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La politique, c’est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;(Paul Valéry)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Folle prétention à l’invisible, alors qu’une expérience de l’humain enseigne au vingtième siècle que les pensées des hommes sont portées par les besoins, lesquels expliquent société et histoire, que la faim et la peur peuvent avoir raison de toute résistance humaine et de toute liberté. De cette misère humaine – de cet empire que les choses et les méchants exercent sur l’homme – il ne s’agit pas de douter. Mais être homme, c’est savoir qu’il en est ainsi ; la liberté consiste à savoir que la liberté est en péril. Mais savoir ou avoir conscience, c’est avoir du temps pour éviter et prévenir l’instant de l’inhumanité. C’est cet ajournement perpétuel de l’heure de la trahison – infime différence entre l’homme et l’animal – qui suppose le désintéressement de la bonté, le désir de l’Absolument autre ou la noblesse, la dimension de la métaphysique. (Levinas)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Car il ne s'agit plus de se donner, ce serait trop facile, il ne s'agit plus de porter sa croix, ce serait trop commode, il ne s'agit plus d'imiter tel ou tel et encore moins de le suivre, ce ne serait plus qu'un chemin de fuite, il s'agit désormais de repenser le monde et d'arpenter notre évidence, de mesurer et de peser et de jeter de nouveaux fondements, ces devoirs-là passent avant les autres. (Albert Caraco)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-6697029324961057234?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/6697029324961057234/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/repliques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/6697029324961057234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/6697029324961057234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/repliques.html' title='Répliques'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-6664881314852512617</id><published>2009-11-05T15:33:00.000+01:00</published><updated>2009-11-06T16:05:58.616+01:00</updated><title type='text'>Choix de Chanson</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;Chant du Désert – Nougaro (1976)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le désert du papier (bis) blanc&lt;br /&gt;Mes vieux chameaux de mots naviguent&lt;br /&gt;Croisant parfois les ossements&lt;br /&gt;D’un poème mort de fatigue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai soif !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bédouin brûlé par l’aveuglant&lt;br /&gt;Néon d’un néant sèche-douche&lt;br /&gt;Je marche, marche – m’ensablant&lt;br /&gt;Un baillon d’encre sur la bouche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai soif !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est des bouches-oasis&lt;br /&gt;Toutes enchantées de phrases fraîches.&lt;br /&gt;La mienne suce le supplice&lt;br /&gt;D’une langue qui se dessèche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi me suis-je – Ha, là-là !&lt;br /&gt;Aventuré parmi ces dunes,&lt;br /&gt;Croyais-je y rencontré Allah,&lt;br /&gt;Son burnous en bure de lune ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’aurait dit : « Ta soif me plaît !&lt;br /&gt;Voici ma gourde d’eau mentale »&lt;br /&gt;Alors j’eusse bu les couplets&lt;br /&gt;D’une chanson fondamentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chanson à l’infini&lt;br /&gt;D’un souffle neuf brisant ses noces&lt;br /&gt;Qui nous font naître dans un nid&lt;br /&gt;Halluciné de becs féroces&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chanson puisée ailleurs&lt;br /&gt;Qu’à la litanie de nos plaintes&lt;br /&gt;Mélées aux hymnes faussoyeurs&lt;br /&gt;Dans le poumon des guerres saintes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chanson calmant la soif&lt;br /&gt;De nos soifs enfin inondées&lt;br /&gt;Oui ! Une pluie enfin nous coiffe&lt;br /&gt;D’une chevelure d’idées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idées dictées pour en sortir&lt;br /&gt;De nos mariages et leurs divorces&lt;br /&gt;De nos bourreaux et leurs martyrs&lt;br /&gt;De nos contrats et leurs entorses&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nos Salams-Salamaleks&lt;br /&gt;Au sommet sec de nos puissances&lt;br /&gt;Quand nos enfants claquent du bec&lt;br /&gt;Dans la patrie de l’innocence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai soif !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’Aventures en Aventures – Serge Lama (1968)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr&lt;br /&gt;J’ai d’autres certitudes,&lt;br /&gt;J’ai d’autres habitudes,&lt;br /&gt;Et d’autres que toi sont venues&lt;br /&gt;Les lèvres tendres, les mains nues&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr (bis)&lt;br /&gt;J’ai murmuré leurs noms&lt;br /&gt;J’ai caressé leurs fronts&lt;br /&gt;Et j’ai partagé leurs frissons&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’aventures en aventures&lt;br /&gt;De trains en trains , de ports en ports&lt;br /&gt;Jamais encore je te le jure&lt;br /&gt;Je n’ai pu oublié ton corps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’aventures en aventures&lt;br /&gt;De trains en trains , de ports en ports&lt;br /&gt;  Je n’ai pu fermer ma blessure&lt;br /&gt;Je t’aime encore&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr&lt;br /&gt;Du soir au matin blême&lt;br /&gt;Depuis j’ai dit : « je t’aime » &lt;br /&gt;Et d’autres que toi sont venues&lt;br /&gt;Marquer leurs doigts sur ma peau nue&lt;br /&gt;Bien sûr (bis)&lt;br /&gt;Pour trouver le repos&lt;br /&gt;J’ai caressé leur peau&lt;br /&gt;Elles m’ont même trouvé beau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr&lt;br /&gt;J’ai joué de mes armes&lt;br /&gt;J’ai joué de leurs larmes&lt;br /&gt;Entre le bonsoir et l’adieu&lt;br /&gt;Souvent pour rien, souvent par jeu&lt;br /&gt;Bien sûr (bis)&lt;br /&gt;J’ai redit à mi-voix&lt;br /&gt;Tous les mots que pour toi&lt;br /&gt;J’ai dit pour la première fois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’aventures en aventures&lt;br /&gt;De trains en trains , de ports en ports&lt;br /&gt;Jamais encore je te le jure&lt;br /&gt;Je n’ai pu oublié ton corps&lt;br /&gt;D’aventures en aventures&lt;br /&gt;De trains en trains , de ports en ports&lt;br /&gt;  Je n’ai pu fermer ma blessure&lt;br /&gt;Je t’aime encore&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RUPTURE – REGGIANI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu’il vaut mieux&lt;br /&gt;S’aimer un peu moins&lt;br /&gt;Qu’on s’ aimait nous deux&lt;br /&gt;C’était merveilleux&lt;br /&gt;C’était une flamme&lt;br /&gt;Jusqu’au fond de l’âme&lt;br /&gt;Jusqu’au fond des cieux&lt;br /&gt;C’était un programme&lt;br /&gt;Très ambitieux&lt;br /&gt;Aujourd’hui le drame&lt;br /&gt;Pour toi et pour moi&lt;br /&gt;C’est que notre émoi&lt;br /&gt;C’est que ce mélange&lt;br /&gt;Du diable et de l’ange&lt;br /&gt;De chair et de cœur&lt;br /&gt;De rires de larmes&lt;br /&gt;C’est que ce bonheur&lt;br /&gt;Soit monté si haut&lt;br /&gt;On a eu si chaud&lt;br /&gt;Là-haut dans l’espace&lt;br /&gt;Que le temps qui  vient&lt;br /&gt;Que le temps qui passe&lt;br /&gt;Le tien et le mien&lt;br /&gt;Ne nous promets plus&lt;br /&gt;A sa table ouverte&lt;br /&gt;D’autres découvertes&lt;br /&gt;Nous sommes tout nus&lt;br /&gt;On n’ est pas déçus&lt;br /&gt;On n’ a pas déchu&lt;br /&gt;Nous sommes honnêtes&lt;br /&gt;Ni marionnettes&lt;br /&gt;Ni comédiens&lt;br /&gt;On sait qu ‘un mensonge&lt;br /&gt;Parfois fait du bien&lt;br /&gt;Mais celui qui plonge&lt;br /&gt;Jamais n’en  revient&lt;br /&gt;C’est une autre vie&lt;br /&gt;Il faut tout revoir…&lt;br /&gt;On a été fous&lt;br /&gt;On redevient sages&lt;br /&gt;On a pris de l’âge&lt;br /&gt;On s’est beaucoup dit&lt;br /&gt;Très peu contredit&lt;br /&gt;Nos rêves plafonnent&lt;br /&gt;Le pied au plancher&lt;br /&gt;Ils se téléphonent&lt;br /&gt;Sans être branchés&lt;br /&gt;Il faut être artistes&lt;br /&gt;Jusqu’au bout des doigts&lt;br /&gt;Pour sculpter des joies&lt;br /&gt;Quand la chair est triste…&lt;br /&gt;Pourtant je redoute&lt;br /&gt;Donne-moi la main&lt;br /&gt;L’endroit où la route&lt;br /&gt;Part en deux chemins&lt;br /&gt;Que nous allons  prendre&lt;br /&gt;Et chacun le sien&lt;br /&gt;Chacun va reprendre&lt;br /&gt;Choeurs et musiciens&lt;br /&gt;Car nos vies s’arrachent&lt;br /&gt;Nos corps se défont&lt;br /&gt;Nos cœurs se détachent&lt;br /&gt;Notre rêve fond…&lt;br /&gt;On n’a plus de prise&lt;br /&gt;On ne triche pas&lt;br /&gt;Sur la neige grise&lt;br /&gt;Chacun va son pas&lt;br /&gt;On va décrocher&lt;br /&gt;Au gré du caprice&lt;br /&gt;D’un trop grand bonheur&lt;br /&gt;Qui s’est amoché&lt;br /&gt;Dont la  cicatrice&lt;br /&gt;Plus tard dans nos coeurs&lt;br /&gt;Marquera la place&lt;br /&gt;Car le souvenir&lt;br /&gt;Va l’entretenir&lt;br /&gt;Aviver sa trace&lt;br /&gt;Avec en secret&lt;br /&gt;L’immense regret&lt;br /&gt;Que cette aventure&lt;br /&gt;Ce moment parfait&lt;br /&gt;Soit déjà défait&lt;br /&gt;Et que rien ne dure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  LA ROSE ET LE RÉSÉDA  ( Louis Aragon )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas&lt;br /&gt;Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats&lt;br /&gt;Lequel montait à l'échelle et lequel guettait en bas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas&lt;br /&gt;Qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leur pas&lt;br /&gt;Que l'un fut de la chapelle et l'autre s'y dérobât&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas&lt;br /&gt;Tous les deux étaient fidèles des lèvres du coeur des bras&lt;br /&gt;Et tous les deux disaient qu'elle vive et qui vivra verra&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas&lt;br /&gt;Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat&lt;br /&gt;Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas&lt;br /&gt;Du haut de la citadelle la sentinelle tira&lt;br /&gt;Par deux fois et l'un chancelle l'autre tombe qui mourra&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas&lt;br /&gt;Ils sont en prison Lequel a le plus triste grabat&lt;br /&gt;Lequel plus que l'autre gèle lequel préfère les rats&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas&lt;br /&gt;Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas&lt;br /&gt;Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas&lt;br /&gt;Répétant le nom de celle qu'aucun des deux ne trompa&lt;br /&gt;Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas&lt;br /&gt;Il coule, il coule, il se mêle à la terre qu'il aima&lt;br /&gt;Pour qu'à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas&lt;br /&gt;L'un court et l'autre a des ailes de Bretagne ou du Jura&lt;br /&gt;Et framboise ou mirabelle le grillon rechantera&lt;br /&gt;Dites flûte ou violoncelle le double amour qui brûla&lt;br /&gt;L'alouette et l'hirondelle la rose et le réséda&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Est-ce ainsi que les hommes vivent (adaptation de Léo Ferré)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Tout est affaire de décor&lt;br /&gt;  Changer de lit changer de corps&lt;br /&gt;  À quoi bon puisque c'est encore&lt;br /&gt;  Moi qui moi-même me trahis&lt;br /&gt;  Moi qui me traîne et m'éparpille&lt;br /&gt;  Et mon ombre se déshabille&lt;br /&gt;  Dans les bras semblables des filles&lt;br /&gt;  Où j'ai cru trouver un pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Coeur léger coeur changeant coeur lourd&lt;br /&gt;  Le temps de rêver est bien court&lt;br /&gt;  Que faut-il faire de mes jours&lt;br /&gt;  Que faut-il faire de mes nuits&lt;br /&gt;  Je n'avais amour ni demeure&lt;br /&gt;  Nulle part où je vive ou meure&lt;br /&gt;  Je passais comme la rumeur&lt;br /&gt;  Je m'endormais comme le bruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  C'était un temps déraisonnable&lt;br /&gt;  On avait mis les morts à table&lt;br /&gt;  On faisait des châteaux de sable&lt;br /&gt;  On prenait les loups pour des chiens&lt;br /&gt;  Tout changeait de pôle et d'épaule&lt;br /&gt;  La pièce était-elle ou non drôle&lt;br /&gt;  Moi si j'y tenais mal mon rôle&lt;br /&gt;  C'était de n'y comprendre rien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Est-ce ainsi que les hommes vivent&lt;br /&gt;  Et leurs baisers au loin les suivent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Dans le quartier Hohenzollern&lt;br /&gt;  Entre La Sarre et les casernes&lt;br /&gt;  Comme les fleurs de la luzerne&lt;br /&gt;  Fleurissaient les seins de Lola&lt;br /&gt;  Elle avait un coeur d'hirondelle&lt;br /&gt;  Sur le canapé du bordel&lt;br /&gt;  Je venais m'allonger près d'elle&lt;br /&gt;  Dans les hoquets du pianola.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le ciel était gris de nuages&lt;br /&gt;  Il y volait des oies sauvages&lt;br /&gt;  Qui criaient la mort au passage&lt;br /&gt;  Au-dessus des maisons des quais&lt;br /&gt;  Je les voyais par la fenêtre&lt;br /&gt;  Leur chant triste entrait dans mon être&lt;br /&gt;  Et je croyais y reconnaître&lt;br /&gt;  Du Rainer Maria Rilke.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Est-ce ainsi que les hommes vivent&lt;br /&gt;  Et leurs baisers au loin les suivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Elle était brune elle était blanche&lt;br /&gt;  Ses cheveux tombaient sur ses hanches&lt;br /&gt;  Et la semaine et le dimanche&lt;br /&gt;  Elle ouvrait à tous ses bras nus&lt;br /&gt;  Elle avait des yeux de faïence&lt;br /&gt;  Elle travaillait avec vaillance&lt;br /&gt;  Pour un artilleur de Mayence&lt;br /&gt;  Qui n'en est jamais revenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Il est d'autres soldats en ville&lt;br /&gt;  Et la nuit montent les civils&lt;br /&gt;  Remets du rimmel à tes cils&lt;br /&gt;  Lola qui t'en iras bientôt&lt;br /&gt;  Encore un verre de liqueur&lt;br /&gt;  Ce fut en avril à cinq heures&lt;br /&gt;  Au petit jour que dans ton coeur&lt;br /&gt;  Un dragon plongea son couteau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Est-ce ainsi que les hommes vivent&lt;br /&gt;  Et leurs baisers au loin les suivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le Temps (Léo Ferré)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Avec le temps...&lt;br /&gt;  Avec le temps, va, tout s'en va&lt;br /&gt;  On oublie le visage et l'on oublie la voix&lt;br /&gt;  Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller&lt;br /&gt;  Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Avec le temps...&lt;br /&gt;  Avec le temps, va, tout s'en va&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie&lt;br /&gt;  L'autre qu'on devinait au détour d'un regard&lt;br /&gt;  Entre les mots, entre les lignes et sous le fard&lt;br /&gt;  D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit&lt;br /&gt;  Avec le temps tout s'évanouit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Avec le temps...&lt;br /&gt;  Avec le temps, va, tout s'en va&lt;br /&gt;  Mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules&lt;br /&gt;  A la Gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort&lt;br /&gt;  Le samedi soir quand la tendresse s'en va tout seule&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Avec le temps...&lt;br /&gt;  Avec le temps, va, tout s'en va&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien&lt;br /&gt;  L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux&lt;br /&gt;  Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous&lt;br /&gt;  Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens&lt;br /&gt;  Avec le temps, va, tout va bien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Avec le temps...&lt;br /&gt;  Avec le temps, va, tout s'en va&lt;br /&gt;  On oublie les passions et l'on oublie les voix&lt;br /&gt;  Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens&lt;br /&gt;  Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Avec le temps...&lt;br /&gt;  Avec le temps, va, tout s'en va&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu&lt;br /&gt;  Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard&lt;br /&gt;  Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard&lt;br /&gt;  Et l'on se sent floué par les années perdues&lt;br /&gt;  Alors vraiment&lt;br /&gt;  Avec le temps on n'aime plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If ...... Rudyard Kipling&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  If you can keep your head when all about you,&lt;br /&gt;  Are losing theirs and blaming it on you,&lt;br /&gt;  If you can trust yourself when all men doubt you,&lt;br /&gt;  But make allowance for their doubting too;&lt;br /&gt;  If you can wait and not be tired by waiting,&lt;br /&gt;  Or being lied about, don't deal in lies,&lt;br /&gt;  Or being hated, don't give way to hating,&lt;br /&gt;  And yet don't look too good or talk too wise:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  If you can dream and not make dreams your master;&lt;br /&gt;  If you can think and not make thoughts your aim;&lt;br /&gt;  If you can meet with Triumph and Disaster&lt;br /&gt;  And treat those two impostors just the same;&lt;br /&gt;  If you can bear to hear the words you've spoken&lt;br /&gt;  Twisted by knaves to make a trap for fools&lt;br /&gt;  Or watch the things you gave your life to, broken,&lt;br /&gt;  And stoop and build 'em up with worn-out tools:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  If you can make one heap of all your winnings&lt;br /&gt;  And risk it on one turn of pitch-and-toss,&lt;br /&gt;  And lose, and start again at your beginnings&lt;br /&gt;  And never breathe a word about your loss;&lt;br /&gt;  If you can force your heart and nerve and sinew&lt;br /&gt;  To serve your turn long after they are gone,&lt;br /&gt;  And so hold on when there is nothing in you&lt;br /&gt;  Except the Will which says to them:"Hold on!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  If you can talk with crowds and keep your virtue,&lt;br /&gt;  Or walk with Kings--nor lose the common touch,&lt;br /&gt;  If neither foes nor loving friends can hurt you,&lt;br /&gt;  If all men count with you, but none too much;&lt;br /&gt;  If you can fill the unforgiving minute&lt;br /&gt;  With sixty seconds worth of distance run,&lt;br /&gt;  Yours is the Earth and everything that's in it,&lt;br /&gt;  And--which is more--you'll be a man, my son!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie&lt;br /&gt;  Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,&lt;br /&gt;  Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties&lt;br /&gt;  Sans un geste et sans un soupir;&lt;br /&gt;  Si tu peux être amant sans être fou d'amour,&lt;br /&gt;  Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre&lt;br /&gt;  Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,&lt;br /&gt;  Pourtant lutter et te défendre;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Si tu peux supporter d'entendre tes paroles&lt;br /&gt;  Travesties par des gueux pour exciter des sots,&lt;br /&gt;  Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles&lt;br /&gt;  Sans mentir toi-même d'un seul mot;&lt;br /&gt;  Si tu peux rester digne en étant populaire,&lt;br /&gt;  Si tu peux rester peuple en conseillant les rois&lt;br /&gt;  Et si tu peux aimer tous tes amis en frère&lt;br /&gt;  Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Si tu sais méditer, observer et connaître&lt;br /&gt;  Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;&lt;br /&gt;  Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,&lt;br /&gt;  Penser sans n'être qu'un penseur;&lt;br /&gt;  Si tu peux être dur sans jamais être en rage,&lt;br /&gt;  Si tu peux être brave et jamais imprudent;&lt;br /&gt;  Si tu sais être bon, si tu sais être sage&lt;br /&gt;  Sans être moral ni pédant;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite&lt;br /&gt;  Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,&lt;br /&gt;  Si tu peux conserver ton courage et ta tête&lt;br /&gt;  Quand tous les autres les perdront,&lt;br /&gt;  Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire&lt;br /&gt;  Seront à tout jamais tes esclaves soumis&lt;br /&gt;  Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,&lt;br /&gt;  Tu seras un homme, mon fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La traduction mise en vers du poème If... de Rudyard Kipling est de Paul Eluard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barbara&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Rappelle-toi Barbara&lt;br /&gt;  Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là&lt;br /&gt;  Et tu marchais souriante&lt;br /&gt;  Épanouie ravie ruisselante&lt;br /&gt;  Sous la pluie&lt;br /&gt;  Rappelle-toi Barbara&lt;br /&gt;  Il pleuvait sans cesse sur Brest&lt;br /&gt;  Et je t'ai croisée rue de Siam&lt;br /&gt;  Tu souriais&lt;br /&gt;  Et moi je souriais de même&lt;br /&gt;  Rappelle-toi Barbara&lt;br /&gt;  Toi que je ne connaissais pas&lt;br /&gt;  Toi qui ne me connaissais pas&lt;br /&gt;  Rappelle-toi&lt;br /&gt;  Rappelle-toi quand même ce jour-là&lt;br /&gt;  N'oublie pas&lt;br /&gt;  Un homme sous un porche s'abritait&lt;br /&gt;  Et il a crié ton nom&lt;br /&gt;  Barbara&lt;br /&gt;  Et tu as couru vers lui sous la pluie&lt;br /&gt;  Ruisselante ravie épanouie&lt;br /&gt;  Et tu t'es jetée dans ses bras&lt;br /&gt;  Rappelle-toi cela Barbara&lt;br /&gt;  Et ne m'en veux pas si je te tutoie&lt;br /&gt;  Je dis tu a tous ceux que j'aime&lt;br /&gt;  Même si je ne les ai vus qu'une seule fois&lt;br /&gt;  Je dis tu a tous ceux qui s'aiment&lt;br /&gt;  Même si je ne les connais pas&lt;br /&gt;  Rappelle-toi Barbara&lt;br /&gt;  N'oublie pas&lt;br /&gt;  Cette pluie sage et heureuse&lt;br /&gt;  Sur ton visage heureux&lt;br /&gt;  Sur cette ville heureuse&lt;br /&gt;  Cette pluie sur la mer&lt;br /&gt;  Sur l'arsenal&lt;br /&gt;  Sur le bateau d'Ouessant&lt;br /&gt;  Oh Barbara&lt;br /&gt;  Quelle connerie la guerre&lt;br /&gt;  Qu'es-tu devenue maintenant&lt;br /&gt;  Sous cette pluie de fer&lt;br /&gt;  De feu d'acier de sang&lt;br /&gt;  Et celui qui te serrait dans ses bras&lt;br /&gt;  Amoureusement&lt;br /&gt;  Est-il mort disparu ou bien encore vivant&lt;br /&gt;  Oh Barbara&lt;br /&gt;  Il pleut sans cesse sur Brest&lt;br /&gt;  Comme il pleuvait avant&lt;br /&gt;  Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé&lt;br /&gt;  C'est une pluie de deuil terrible et désolée&lt;br /&gt;  Ce n'est même plus l'orage&lt;br /&gt;  De fer d'acier de sang&lt;br /&gt;  Tout simplement des nuages&lt;br /&gt;  Qui crèvent comme des chiens&lt;br /&gt;  Des chiens qui disparaissent&lt;br /&gt;  Au fil de l'eau sur Brest&lt;br /&gt;  Et vont pourrir au loin&lt;br /&gt;  Au loin très loin de Brest&lt;br /&gt;  Dont il ne reste rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Jacques Prévert&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-6664881314852512617?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/6664881314852512617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/choix-de-chanson.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/6664881314852512617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/6664881314852512617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/choix-de-chanson.html' title='Choix de Chanson'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-257532208278989528.post-4754396315844583885</id><published>2009-11-05T15:14:00.017+01:00</published><updated>2012-03-10T18:09:05.491+01:00</updated><title type='text'>Choix de Textes</title><content type='html'>1.    XVIè siècle ― Shakespeare   &lt;u&gt;Hamlet&lt;/u&gt;  (III,1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Être ou ne pas être : telle est la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Y- a - t - il pour l’âme plus de noblesse à endurer les coups et les revers d’une injurieuse fortune, ou à s’armer contre elle pour mettre frein à une marée de douleurs ? Mourir : dormir ; c’est tout. Calmer enfin, dit-on, dans le sommeil les affreux battements du cœur ; quelle conclusion des maux héréditaires serait plus dévotement souhaitée ? Mourir : dormir ; dormir…rêver peut-être. Rêver, oui, là est l’obstacle ! Car, échappés des liens charnels, si, dans ce sommeil du trépas il nous vient des songes…Halte là ! Cette considération prolonge la calamité de la vie. Car, sinon, qui supporterait du sort les soufflets et les avanies, les torts de l’oppresseur, les outrages de l’ orgueilleux, les affres de l’amour dédaigné, les remises de la justice, l’insolence des gens officiels, les rebuffades que les méritants rencontrent auprès des indignes, alors qu’un petit coup de dague viendrait à bout de tout cela ? Qui donc assumerait ces charges, accepterait de geindre et de suer sous le faix écrasant de la vie, s’il n’y avait cette crainte de quelque chose après la mort, mystérieuse contrée d’où nul voyageur ne revient ? Voici l’énigme qui nous engage à supporter les maux présents plutôt que de nous en échapper vers ces autres dont nous ne connaissons rien. Et c’est ainsi que la conscience fait de chacun de nous un couard, c’est ainsi que la verdeur première de nos résolutions s’étiole à l’ombre pâle de la pensée, c’est ainsi que nos entreprises de grand essor et conséquence tournent leur courant de travers et se déroutent de l’action.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;2.    XVIIè siècle ― Molière  &lt;u&gt;Dom Juan&lt;/u&gt;   (I,2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi ? Tu veux qu’on se lie au premier objet qui nous prend, qu’on renonce au monde pour lui et qu’on est plus d’yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer du faux honneur d’être fidèle, de s’ensevelir dans une passion et d’être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! Non, non : la constance n’est bonne que pour les ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d’être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos cœurs. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve et je cède facilement à cette douce violence qui nous entraîne. J’ai beau être engagé : l’amour que j’ai pour une belle n’engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes et rend à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu’il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d’aimable ; et dès qu’un beau visage me le demande, si j’en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables et tout le plaisir de l’amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d’une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu’on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l’innocente pudeur d’une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu’elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu’on en est maître une fois, il n’y plus rien à dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d’un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d’une conquête à faire. Enfin il n’est rien de si doux que de triompher de la résistance d’une belle personne, et j’ai sur ce sujet l’ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoires en victoires, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n’est rien qui puisse arrêter l’impétuosité de mes désirs : je me sens un cœur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu’il y eût d’autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;3. XVIIè siècle ― Racine  &lt;u&gt;Britannicus&lt;/u&gt; (III,2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…] Excité d’un désir curieux,&lt;br /&gt;Cette nuit je l’ai vue arriver en ces lieux,&lt;br /&gt;Triste, levant au ciel ses yeux mouillés de larmes,&lt;br /&gt;Qui brillaient au travers des flambeaux et des armes,&lt;br /&gt;Belle, sans ornements, dans le simple appareil&lt;br /&gt;D’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil.&lt;br /&gt;Que veux-tu ? Je ne sais si cette négligence,&lt;br /&gt;Les ombres, les flambeaux, les cris et le silence,&lt;br /&gt;Et le farouche aspect de ses fiers ravisseurs&lt;br /&gt;Relevaient de ses yeux les timides douceurs.&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, ravi d’une si belle vue,&lt;br /&gt;J’ai voulu lui parler, et ma voix s’est perdue.&lt;br /&gt;Immobile, saisi d’un long étonnement,&lt;br /&gt;Je l’ai laissée passer dans son appartement.&lt;br /&gt;J’ai passé dans le mien. C’est là que, solitaire,&lt;br /&gt;De son image en vain j’ai voulu me distraire.&lt;br /&gt;Trop présente à mes yeux, je croyais lui parler ;&lt;br /&gt;J’aimais jusqu’à ses pleurs que je faisais couler.&lt;br /&gt;Quelquefois, mais trop tard, je lui demandais grâce ;&lt;br /&gt;J’employais les soupirs, et même la menace.&lt;br /&gt;Voilà comme, occupé de mon nouvel amour,&lt;br /&gt;Mes yeux, sans se fermer, ont attendu le jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. XVIIIè siècle ― Beaumarchais &lt;u&gt;Le Mariage de Figaro&lt;/u&gt; (V,3)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…]Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j’en sortirai sans le vouloir, je l’ai jonchée d’autant de fleurs que ma gaieté me l’a permis : […]Quel est ce « moi » dont je m’occupe ? […] Un petit animal folâtre ; un jeune homme ardent au plaisir, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre ; maître ici, valet là, selon qu’il plait à la fortune ; ambitieux par vanité, laborieux par nécessité, mais paresseux…avec délices ! orateur selon le danger ; poète par délassement ; musicien par occasion ; amoureux par folles bouffées, j’ai tout vu, tout fait, tout usé. Puis l’illusion s’est détruite et trop désabusé…Désabusé… ! Suzon, Suzon, Suzon ! Que tu me donnes de tourments !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;5. XIXè siècle ― Victor Hugo &lt;u&gt;Ruy Blas&lt;/u&gt; (I,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donne-moi ta main que je la serre,&lt;br /&gt;Comme en cet heureux temps de joie et de misère,&lt;br /&gt;Où je vivais sans gîte, où le jour j’avais faim,&lt;br /&gt;Où j’avais froid la nuit, où j’étais libre enfin !&lt;br /&gt;Quand tu me connaissais j’étais un homme encore&lt;br /&gt;Tous deux nés dans le peuple ― Hélas, c’était l’aurore !&lt;br /&gt;Nous nous ressemblions au point qu’on nous prenait&lt;br /&gt;Pour frères ; nous chantions dès l’heure où l’aube naît.&lt;br /&gt;Et le soir devant Dieu, notre père et notre hôte,&lt;br /&gt;Sous le ciel étoilé, nous dormions côte à côte.&lt;br /&gt;Oui ― Nous partagions tout ! Puis enfin arriva&lt;br /&gt;L’heure triste où chacun de son côté s’en va.&lt;br /&gt;Je te retrouve, après quatre ans, toujours le même :&lt;br /&gt;Joyeux comme un enfant, libre comme un Bohème !&lt;br /&gt;Toujours ce Zafari, riche en sa pauvreté,&lt;br /&gt;Qui n’a rien eu jamais, et n’a rien souhaité.&lt;br /&gt;Mais moi, quel changement ! Frère, que te dirais-je ?&lt;br /&gt;Orphelin, par pitié nourri dans un collège&lt;br /&gt;De science et d’orgueil, de moi, triste faveur,&lt;br /&gt;Au lieu d’un ouvrier, on a fait un rêveur !&lt;br /&gt;Tu sais : tu m’as connu. Je jetais mes pensées&lt;br /&gt;Et mes vœux vers le ciel en strophes insensées.&lt;br /&gt;J’opposais cent raisons à ton rire moqueur,&lt;br /&gt;J’avais je ne sais quelle ambition au cœur.&lt;br /&gt;A quoi bon travailler ? Vers un but invisible&lt;br /&gt;Je marchais. Je croyais tout réel, tout possible,&lt;br /&gt;J’espérais tout du sort. Et puis je suis de ceux&lt;br /&gt;Qui restent tout un jour, pensifs et paresseux,&lt;br /&gt;Devant quelque palais, regorgeant de richesses&lt;br /&gt;A regarder entrer et sortir des duchesses.&lt;br /&gt;Si bien qu’un jour, mourant de faim sur le pavé,&lt;br /&gt;J’ai ramassé du pain, frère, où j’en ai trouvé :&lt;br /&gt;Dans la fainéantise et dans l‘ignominie.&lt;br /&gt;Ah ! quand j’avais vingt ans, crédule à mon génie,&lt;br /&gt;Je rêvais, marchant pieds nus dans les chemins,&lt;br /&gt;En méditation sur le sort des humains.&lt;br /&gt;J’avais bâti des plans sur tout, une montagne&lt;br /&gt;De projets. Je plaignais le malheur de l’Espagne,&lt;br /&gt;Je croyais, pauvre esprit, qu’au monde je manquais.&lt;br /&gt;Ami, le résultat tu le vois : un laquais.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;6. XIXè siècle ― Edmond Rostand &lt;u&gt;Cyrano de Bergerac&lt;/u&gt; (II,8)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bret&lt;br /&gt;[…]Enfin tu conviendras…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cyrano&lt;br /&gt;Hé bien oui, c’est mon vice.&lt;br /&gt;Déplaire est mon plaisir, j’aime qu’on me haïsse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bret&lt;br /&gt;Si tu taisais un peu ton âme mousquetaire,&lt;br /&gt;La fortune et la gloire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cyrano&lt;br /&gt;Et que faudrait-il faire ?&lt;br /&gt;Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,&lt;br /&gt;Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc,&lt;br /&gt;Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce,&lt;br /&gt;Grimper par ruse, au lieu de s’élever par force ?&lt;br /&gt;Non, merci. Dédier, comme tous ils le font,&lt;br /&gt;Des vers aux financiers ? Se changer en bouffon&lt;br /&gt;Dans l’espoir vil de voir, aux lèvres d’un ministre&lt;br /&gt;Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?&lt;br /&gt;Non, merci. Déjeuner chaque jour d’un crapaud ?&lt;br /&gt;Avoir un ventre usé par la marche ? Une peau&lt;br /&gt;Qui plus vite, à l’endroit des genoux, devient sale ?&lt;br /&gt;Exécuter des tours de souplesse dorsale ?&lt;br /&gt;Non, merci. […]Ne trouver du talent qu’aux mazettes,&lt;br /&gt;Être terrorisé par de vagues gazettes,&lt;br /&gt;Et se dire sans cesse : « Oh ! Pourvu que je sois&lt;br /&gt;Dans les papiers du Mercure François ?&lt;br /&gt;Non, merci. Calculer, avoir peur, être blême,&lt;br /&gt;Aimer mieux faire une visite qu’un poème,&lt;br /&gt;Rédiger des placets, se faire présenter ?&lt;br /&gt;Non, merci ! Non, merci ! Non, merci ! Mais…chanter,&lt;br /&gt;Rêver, rire, passer, être seul, être libre,&lt;br /&gt;Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre,&lt;br /&gt;Mettre, quand il vous plait, son feutre de travers,&lt;br /&gt;Pour un oui, pour un non, se battre, ― ou faire un vers !&lt;br /&gt;Travailler sans souci de gloire ou de fortune,&lt;br /&gt;A tel voyage auquel on pense, dans la lune ! […]&lt;br /&gt;Vis-à-vis de soi en garder le mérite,&lt;br /&gt;Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,&lt;br /&gt;Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,&lt;br /&gt;Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bret&lt;br /&gt;Fais tout haut l’orgueilleux et l’amer, mais, tout bas,&lt;br /&gt;Dis-moi tout simplement qu’elle ne t’aime pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cyrano&lt;br /&gt;Tais-toi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. XIXé siècle — Baudelaire  &lt;u&gt;Petits poèmes en prose&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I.L’Etranger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur, ton frère ?&lt;br /&gt;— Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.&lt;br /&gt;— Tes amis ?&lt;br /&gt;— Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.&lt;br /&gt;— Ta patrie ?&lt;br /&gt;— J’ignore sous quelle latitude elle est située.&lt;br /&gt;— La beauté ?&lt;br /&gt;— Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.&lt;br /&gt;— L’or ?&lt;br /&gt;— Je le hais comme vous haïssez Dieu.&lt;br /&gt;— Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?&lt;br /&gt;— J’aime les nuages…les nuages qui passent…là-bas…là-bas…les merveilleux nuages !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II. Enivrez-vous                                                « Le Temps mange la Vie »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question.&lt;br /&gt;Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous ! Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : « il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III. Un Hémisphère dans une chevelure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage,comme un homme altéré dans l’eau d’une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l’air. Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j’entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique. Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de violents climats, où l’espace est plus bleu et plus profond, où l’atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine. Dans l’océan de ta chevelure, j’entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d’hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l’éternelle chaleur. Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d’un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port. Dans l’ardent foyer de ta chevelure, je respire l’odeur du tabac mêlé à l’opium et au sucre ; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l’infini de l’azur tropical ; sur les rivages duvetés de ta chevelure je m’enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l’huile de coco. Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;8. XIXè siècle – Nietzsche &lt;u&gt;Aurore&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ah, donnez-moi au moins la démence, puissances célestes ! La démence pour qu’enfin je croie en moi-même ! Donnez-moi le délire et  les convulsions, les illuminations et les ténèbres soudaines, terrifiez-moi par des frissons et des ardeurs tels que jamais mortel n’en éprouva, des fracas et des formes errantes, faites-moi hurler et gémir et ramper comme une bête : mais que j’aie foi en moi-même ! Le doute me dévore, j’ai tué la loi, la loi me hante comme un cadavre un vivant ; si je ne suis plus que la loi, je suis le dernier des réprouvés. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9. XIXé siècle – Stendhal &lt;u&gt;Le Rouge et Le Noir&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Et moi, je vais séduire sa fille ! Rendre impossible ce mariage […] qui fait le charme de son avenir ![…] Que je suis bon ; moi, plébéien, avoir pitié d’une famille de ce rang ! Moi, que le duc de Chaulnes appèle un domestique ! Comment le marquis augmente –t-il son immense fortune ? En vendant de la rente, quand il apprend au château qu’il y aura le lendemain apparence de coup d’Etat. Et moi, jeté au dernier rang par une Providence marâtre, moi à qui elle a donné un cœur noble et pas mille francs de rente, c’est-à-dire pas de pain, exactement ; moi, refuser un plaisir qui s’offre ! Une source limpide qui vient étancher ma soif dans le désert brûlant de la médiocrité que je traverse si péniblement ! Ma foi, pas si bête : chacun pour soi dans ce désert d’égoïsme qu’on appèle la vie. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10. Xxè siècle – Raphaëlle Billetdoux &lt;u&gt;Mes Nuits sont plus belles que vos jours&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain j’emballe sur une musique à vous donner la trique, demain je visse et je resserre, mais pour ce soir je ne veux pas qu’on me secoure, je ne veux pas qu’on me distraie, je ne veux plus parler, je ne veux plus qu’on s’immisce en moi, ce n’est pas un être humain qui peut me comprendre, c’est ce monde de suceurs qui fait couler des baignoires à minuit, qui ne respecte ni lune ni soleil, qui prend champagne pour intelligence et fait des clins d’œil aux enfants, ce sont ces gueules de papillons, ces professionnels de l’admiration qui s’éclaboussent de se grouper autour de la beauté avec des mines de confiseurs, c’est eux qui m’écoutent quand je chante, qui me prennent par les hanches, qui m’enfoncent jusqu’à la gorge et qui tirent et qui raclent et qui m’arrachent le ventre. C’est à l’heure la plus religieuse que l’on souffre tout à coup très précisément de ne pas être aimé et qu’à l’existence des personnes de sexe contraire qui passent et qui vous ignorent il soit interdit d’attenter. Sur les plages, à cette heure terrible où l’on a pas encore faim et où il faut continuer de vivre ; les hommes et les femmes amenés à gronder plus petit que soi ; d’autres encore qui avaient chaud, envie, besoin et puis partout la licence et l’impunité des inconnus qui conservent le loisir de se renvoyer au néant…Voilà. C’était ça l’été, une gloire facile à la porte de chacun et, sous ce lustre d’honneur, la sournoise humiliation d’être imparfait. Qu’est-ce que cette innocente, à côté, pouvait connaître du sens profond de l’été ? Ce que représentait l’été pour les hommes qui survivent à leur mère ? Quand on s’était assise là par hasard, qu’on y demeurait le temps d’être remarquée et qu’on n’était qu’une fourmi parmi les fourmis, quand on s’affichait en public à l’heure de la mélancolie, qu’on estimait visiblement avoir un peu d’esprit, quand on avait de surcroît une gueule aussi douce et aussi privée que c’était par là-dessus qu’il eût été plus convenable avant de venir de passer une culotte, on ne répondait pas comme ça, légèrement :  « c’est non ça va de soi »  sans essayer de prendre en compte l’influence possible d’un été sur la difficulté générale de vivre, à commencer par celle de son voisin… La coupable tout en chair se poudre vivement. Instinctivement, il tourna les yeux vers la fille. D’un trait, il su que le discret malheur tombé sur lui comme le serein, c’était elle. C’était le genre de fille gonflée de sang à faire de l’été son privilège particulier, une sorte de succès tout personnel, un hommage rendu rien que pour elle. C’était la fille à s’honorer de la fraîcheur de l’eau, du rouge des fruits rouges, du désir dans un œil d’homme, c’était la fille – et la colère lui fermait les poings – à rafler tout ce qu’il pouvait y avoir de libre et de gratuit dans le monde, c’était la fille énervante, la fille à faire un bijou d’une guêpe sur sa peau, la fille à renvoyer interminablement à l’écho flatteur de la nuit un rire de gorge satisfait, la fille à faire crever de désappointement les fauvettes, les merles, les loriots, tous les sopranos dramatiques de l’aube et mon Dieu que ma poitrine réclame de vigilance, je n’en suis que la gardienne ! La voilà, elle est comme ça avant sa mort, la fille à en profiter de ce qu’on est petit et en pyjama pour venir dire adieu jusqu’à demain dans un nuage de parfum décourageant, la fille à s’éloigner sous la lune dans sa jeunesse, la fille à faire suppurer la misère d’être né, à vous donner envie de courir paupières serrées jusqu’au fond du jardin et là, là…avant d’avoir compris ce qu’il faisait… –    Félicitations ! entendit-il. Cette fois, très franchement vous piquez mon intérêt, dit la jeune femme gaiement. Je boirais volontiers quelque chose à présent, murmura-t-elle. Il se sentit rattraper par l’ennui, un imprévisible, incommensurable ennui. Qu’est-ce que c’était que cette femme qui demandait à boire ? Il ne se souvenait de rien. Il était bien. De toute façon, il n’irait pas. Il fallait parler, se donner du mal, dire je, moi ceci, moi cela, et vous ?… Il n’en avait aucune envie. Quelle entente physique espérer d’une femme ? Celles qui « connaissent l’homme », qui savent exactement où c’est bien, où c’est pas bien, c’est une attaque, on a envie de se révolter mais on est pris en main par des gestes précis, inéluctables, c’est atroce… Celles qui tombent à la renverse en offrant un ventre blanc, se laissent prendre comme des bébés au milieu des coussins et s’étonnent qu’on s’endorme sur elles avant d’avoir fini… Celles qu’on touche à peine, qui partent dans des hauteurs où on ne peut pas les suivre et, surtout, ne bougez pas, ça risquerait de les déranger ; il n’y a pas d’attente, pas d’espoir de réussite, c’est gagné et perdu en même temps, vous n’y êtes pour rien, un souffle de brise aurait fait l’affaire, c’est désespérant mais, celles-là, après, vous remercient… Celles qui prennent sans donner, qui exigent et ordonnent, qui appellent et insultent, elles gardent les yeux fermés, tournent seules sans fin dans les ténèbres, cherchant à s’accrocher à une terre de passage, elles battent des mains à plat dans vos reins, on se sent comme un cheval qui n’avance pas, on s’efforce de faire au mieux selon les cris et l’impatience, on ruisselle, on nage, la peau devient du bois et, à la fin, ça fait mal… Celles qui se trouvent grosses et qui ne s’aiment pas, mais puisque vous le dites, autant que toute cette chair fasse plaisir à quelqu’un, elles sont d’accord pour tout ce que vous voulez, elles compatissent de vous voir dans un état pareil, celles-là en effet on voudrait bien qu’elles ferment les yeux… Celles qui disent que vous êtes trop grand pour elles, qui pleurent un peu, boivent beaucoup d’eau et on est engouffré par un con plus large que la mer, elles s’excusent et demandent pardon… Celles qui crient non, non, puisque je te dis non, et qui pensent oui, elles serrent les cuisses, bondissent sur elles-mêmes comme des poissons à sec, plus tard on s’aperçoit qu’elles dorment avec un drôle de sourire, elles font des rêves, attention, elles vous conduisent aux assises…Il en renaissait toujours et toujours. Une seule demeurait endormie sans visage au fond de lui. Celle-là, si un jour elle venait dans une chambre, ce serait…ce serait un rocher qui serait une jeune fille qui serait des cheveux, des bouches et du ciel, qui serait pour quelques heures une autre forme de vie qui se soulèverait et respirerait dans la pénombre, et le tout dans son sang ferait le bruit d’un lac à plusieurs rivages…et c’était encore ça la tristesse. – A présent, c’est l’heure du dîner, dit-il entre ses dents.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;11. Xxè siècle – Bernard-Marie Koltès &lt;u&gt;La nuit juste avant les forêts &lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tu tournais le coin de la rue lorsque je t’ai vu, il pleut, cela ne met pas à son avantage quand il pleut sur les cheveux et les fringues, mais quand même j’ai osé, et maintenant qu’on est là, que je ne veux pas me regarder, il faudrait que je me sèche, retourner là en- bas me remettre en état, les cheveux tout au moins pour ne pas être malade – mais en bas sont les cons, qui stationnent, tu ne te méfies pas, toi, et pourtant ils sont là, ils nous cherchent, ils sont descendus en bas et j’ai failli me faire avoir, car les pires salauds que tu peux imaginer prennent de drôles de formes et de drôles de moyens, ah, s’ils venaient, eux, directement, qu’on voie tout sur leurs gueules, si on voyait tout de suite à qui on a affaire, et que l’on puisse cogner, mais les moyens qu’ils prennent, c’est de se frotter à nous avec des gueules telles qu’on puisse pas se tenir, et qu’on se fasse rentrer dedans par la pire des salopes – mais pour l’instant je me tenais bien, dans cette drôle de lumière qui ne montre rien, qui fait de tous ces bavards de cafés et de rues des frères au même regard et aux mêmes soucis, qui dissimule celui dont le souci est ailleurs, étranger à eux tous, mon regard secrêt cherchait au-delà d’eux, et je gardais le dos tourné comme le leur contre le vent, souriant et d’accord, déjà à demi - ivre de soucis inventés, je pensais : le mien est ailleurs et je dois le cacher, c’est pour cela que toi, lorsque tu tournais, là-bas, le coin de la rue, que je t’ai vu, j’ai couru, je pensais : rien de plus facile à trouver qu’une chambre pour une nuit, une partie de la nuit, si on le veut vraiment, si l’on ose demander, malgré les fringues et les cheveux mouillés, malgré la pluie qui ôte les moyens si je me regarde dans une glace, malgré tout cela j’ai couru derrière toi dès que je t’ai vu tourner le coin de la rue, malgré tous les cons, ici, partout, j’ai couru, couru, couru, couru pour que cette fois, tourné le coin, je ne me trouve pas dans une rue vide de toi, pour que cette fois je ne retrouve pas seulement la pluie, la pluie, la pluie, pour que cette fois je te retrouve toi, de l’autre coté du coin, et que j’ose crier : camarade !,que j’ose prendre ton bras, camarade !,que j’ose t’aborder : camarade, il faudrait être ailleurs, personne autour de soi, plus cette question d’argent et cette saloperie de pluie, à l’aise, qu’on n’ait plus à bouger, tout son temps devant soi, avec l’ombre des arbres, mais le travail est ailleurs, c’est toujours ailleurs qu’il faut aller le chercher – pas le temps de s’expliquer, pas le temps de planer, pas le temps de se  coucher dans l’herbe, le travail est là-bas, et encore là-bas, plus loin et encore plus loin, pas question de parler, pas question de dormir, pas question de planer, si tu veux travailler, déménage : c’est toujours, toujours le désert, mais qu’on s’arrête un bon coup et qu’on dise : allez vous faire  foutre, je ne bougerai plus et vous allez m’entendre : AILLEURS, TOUT EST PAREIL !, je voudrais être comme n’importe quoi qui n’est pas un arbre, caché dans une forêt au Nicaragua, comme la moindre colombe qui voudrait s’envoler au-dessus des feuilles, avec tout autour des rangées de soldats avec leurs mitraillettes, qui le visent, et guettent son mouvement, oui, toute ma vie je voudrais me balader, courir de temps en temps, m’arrêter sur un banc, marcher lentement ou plus vite, sans jamais parler – si j’avais pu imaginer, je l’aurais inventer comme cela, telle que je la voyais quand je l’ai abordée : petite, pas solide, toute blonde avec des reflets et des boucles, pas trop de boucles et pas trop blonde, juste ce qu’il fallait pour y croire, et que ce ne soit pas possible de ne pas courir derrière : tu n’as pas du feu, s’il te plait, camarade, pardon, des yeux qui regardent comme on peut seulement l’inventer, et que cela brille exactement comme je l’aurais inventé, pour planer, un soir où c’est désert et où rien ne se passe – mais il y a d’autres soirs, malgré la pluie, malgré cette saleté de lumière et la nuit qui encombrent tout, où il traine des filles, non pas une par hasard, mais plusieurs l’une après l’autre, de plus en plus belles, mais pas belles comme tu crois, belles comme c’est pas possible, à vous rendre cinglé, d’heure en heure des filles plus impossibles, on ne sait pas quand ça va s’arrêter, cela monte, on se met à planer, on n’imagine plus rien, et quand on a fini de croire que cela peut être mieux, qu’on peut devenir encore plus cinglé à les regarder, il en débarque une comme celle-là, où il faut tout lâcher pour courir derrière, obligatoirement, oubliant que la pluie et le manque d’argent vous ôtent des moyens, mais celle-là, on est obligé de courir l’aborder, avec ses cheveux, ses yeux par en dessous, son air pas solide et pas trop de boucles : camarade, camarade !,alors c’est justement là : camarade,camarade !, là qu’ils nous attendent, c’est par là qu’ils nous prennent, là qu’on va se faire avoir comme le dernier des cons, alors, la principale idée, c’est s’empêcher de bander, pour toujours et partout, s’empêcher de bander et de jouir, se tenir à tout prix, car c’est là qu’ils nous guettent et qu’ils nous baiseraient, de toutes nos forces possibles et par tous les moyens, il faut se l’attacher, se priver même de cela, pour être bien certain de pas se faire niquer !, nous autres, camarade, il faut se priver de tout et se l’attacher solidement, et ce sera aux rats de jouir, camarade, et moi, l’exécuteur, ce sera mon heure à moi de cogner – alors, tout d’un coup, moi, j’en ai ma claque, cette fois ça y est, je ne me retiens  plus, j’en ai ma claque, moi, de tout ce monde-là, de chacun avec sa petite histoire dans  son petit coin, de leurs gueules à tous, j’en ai ma claque de tous, et j’ai envie de cogner, et moi, je vais cogner, j’ai envie de taper, mec, jusqu’à ce que tout finisse, jusqu’à ce que tout s’arrête, et alors, tout d’un coup, tout s’arrête pour de bon : o.k, je me lève et je cours, je rêve de bière, je cours, de bière, de bière, je me dis : quel bordel, les airs d’opéra, la terre froide, les putes et les cimetières, et je cours, je ne me sens plus, je cherche quelque chose qui soit comme de l’herbe, les colombes s’envolent au-dessus de la forêt et les soldats les tirent, je cours, je cours, je cours, camarade, je te trouve et je te tiens le bras, j’ai tant envie d’une chambre et je suis tout mouillé, camarade, camarade, j’ai cherché comme un ange au milieu de ce bordel, et tu es là, ne dis rien, ne bouge pas, je t’aime, je te regarde et le reste, de la bière, de la bière, quel bordel, camarade, et puis toujours la pluie, la pluie, la pluie, la pluie. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12. Xxè siècle – Albert Camus &lt;u&gt;La chute &lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis-je, monsieur, vous proposer mes services, sans risquer d’être importun ? Je crains que vous ne sachiez vous faire entendre de l’estimable gorille qui préside aux destinées de cet établissement. Il ne parle, en effet, que le hollandais.Voilà, j’ose espérer qu’il m’a compris ; ce hochement de tête doit signifier qu’il se rend à mes arguments. Vous avez de la chance, il n’a pas grogné. Quand il refuse de servir, un grognement lui suffit : personne n’insiste.  Etre roi de ses humeurs, c’est le privilège des grands animaux. Vous avez raison, son mutisme est assourdissant. C’est le silence des forets primitives, chargé jusqu’à la gueule. Unes des rares phrases que j’ai entendues de sa bouche proclamait que c’était à prendre ou à laisser. Que fallait-il prendre ou laisser ? Sans doute, notre ami lui-même. Je vous l’avouerai, je suis attiré par ces créatures tout d’une pièce. Quand on a beaucoup médité sur l’homme, il arrive qu’on éprouve de la nostalgie pour les primates. Ils n’ont pas, eux, d’arrière-pensées. Mais permettez-moi de me présenter : Jean-Baptiste Clamence, pour vous servir. Heureux de vous connaître. Il y a quelques années, j’étais avocat à Paris et, ma foi, un avocat assez connu. Le cœur sur les manches !… On aurait cru vraiment que la justice couchait avec moi tous les soirs. Je suis sûr que vous auriez admiré l’exactitude de mon ton, la justesse de mon émotion, la persuasion et la chaleur, l’indignation maîtrisée de mes plaidoiries. La nature m’a bien servi quant au physique, l’attitude noble me vient sans effort. De plus, j’étais soutenu par deux sentiments sincères : la satisfaction d’être du bon côté de la barre et un mépris instinctif envers les juges en général. Voilà, la conscience du droit, la satisfaction d’avoir raison, la joie de s’estimer soi-même, cher monsieur, sont des ressorts puissants pour nous tenir debout ou nous faire avancer. Au contraire, si vous en privez les hommes, vous les transformez en chiens écumants. Ne croyez pas, cher monsieur, que je me vante en tout ceci. Mon mérite était nul : l’avidité qui, dans notre société, tient lieu d’ambition, m’a toujours fait rire. Je visais plus haut : être maître de mes libéralités, atteindre plus haut que l’ambitieux vulgaire et se hisser à ce point culminant où la vertu ne se nourrit plus que d’elle-même…Arrêtons-nous sur ces cîmes. Ma profession satisfaisait heureusement cette vocation des sommets. Elle m’enlevait toute amertume à l’égard de mon prochain que j’obligeais toujours sans jamais rien lui devoir. Pesez bien cela, cher monsieur : je vivais impunément. Je n’étais concerné par aucun jugement, je ne me trouvais pas sur la scène du tribunal, mais quelque part, dans les cintres. Après tout, vivre au-dessus reste encore la meilleure manière d’être salué par le plus grand nombre. Les juges punissaient, les accusés expiaient et moi, je regnais, librement, dans une lumière édénique. N’est-ce pas cela, en effet, l’Eden, cher monsieur : la vie en prise directe ? Je sais qu’on ne peut se passer de dominer ou d’être servi. Chaque homme a besoin d’esclaves comme d’air pur. Commander, c’est respirer, vous êtes bien de cette avis ? L’essentiel, en somme, est de pouvoir se fâcher sans que l’autre ait le droit de répondre. La puissance tranche tout. D’une manière générale, j’aime toutes les îles : il est plus facile d’y régner. Il faut le reconnaître humblement, mon cher compatriote, j’ai toujours crevé de vanité. L’homme est ainsi, il a deux faces : il ne peut aimer sans s’aimer. Moi, moi, moi, voilà le refrain de ma chère vie. Je n’ai jamais pu parler qu’en me vantant, surtout si je le faisais avec cette fracassante discrétion dont j’ai le secret. Il est bien vrai que j’ai toujours vécu libre et puissant. Simplement, je me sentais libéré à l’égard de tous pour l’excellente raison que je ne me reconnaissais pas d’égal. Je me suis toujours estimé plus intelligent que tout le monde mais aussi plus sensible et plus adroit, tireur d’élite, conducteur incomparable, meilleur amant…que des supériorités,ce qui expliquait ma bienveillance et ma sérénité ! Quand je m’occupais d’autrui, c’étais par pure condescendance, et le mérite entier m’en revenait : mes élans se tournent toujours vers moi, mes attendrissements me concernent. Après tout, j’ai contracté dans ma vie au moins un grand amour, dont j’ai toujours été l’objet. Je vivais donc au jour le jour. Au jour le jour les femmes, au jour le jour la vertu et le vice, au jour le jour…mais tous les jours, moi-même. J’avançais ainsi à la surface de la vie, dans les mots en quelque sorte, jamais dans la réalité. Je faisais des gestes par ennui, ou par distraction. Les êtres suivaient, ils voulaient s’accrocher, mais moi, j’oubliais. Je ne me suis jamais souvenu que de moi-même. J’ai toujours réussi avec les femmes. Vous savez ce que c’est le charme : une manière de s’entendre répondre oui sans avoir posé aucune question. Nos amies, en effet, ont ceci de commun avec Bonaparte qu’elles pensent toujours réussir là où tout le monde a échoué. Croyez-moi, pour certains êtres, au moins, ne pas prendre ce qu’on ne désire pas est la chose la plus difficile du monde. L’acte d’amour, par exemple, est un aveu. L’égoïsme y crie, ostensiblement, la vanité s’y étale, ou bien la vraie générosité s’y révèle. Nul homme n’est hypocrite dans ses plaisirs, mon cher compatriote. Et puis, allons droit au but, j’aime la vie, voilà ma vraie faiblesse. Je l’aime tant que je n’ai aucune imagination pour ce qui n’est pas elle. Je continue de m’aimer ! Cela vous choque ? La question est d’éviter le jugement. Je ne dis pas d’éviter le châtiment. Car le châtiment sans jugement est supportable. Il porte un nom d’ailleurs qui garantit notre innocence : le malheur. Non, pour le jugement aujourd’hui nous sommes toujours prêts, comme pour la fornication. Vivre pleinement et dans un libre abandon au bonheur, cela ne se pardonne pas. Pour être heureux, il ne faut pas trop s’occuper des autres. Heureux et jugé, ou absous et misérable. Voilà ce qu’aucun homme ne peut supporter. La seule parade est dans la méchanceté. Les gens se dépêchent alors de juger pour ne pas l’être eux-mêmes. Que voulez-vous ? Nous voulons tous faire appel de quelque chose ! Chacun exige d’être innocent, à tout prix, même si, pour cela, il faut accuser le genre humain et le ciel. Dans un sens, je mourais d’envie d’être immortel. Je m’aimais trop pour ne pas désirer que le précieux objet de mon amour ne disparût jamais. L’alcool et les femmes m’ont fourni, avouons-le, le seul soulagement dont je fusse digne. Vous verrez alors que la débauche est libératrice parce qu’elle ne crée aucune obligation. On n’y possède que soi-même ; elle est une jungle, sans avenir ni passé, sans promesse surtout, ni sanction immédiate. Séparée du monde, la débauche n’a rien de frénétique, elle n’est qu’un long sommeil. Autrefois, je n’avais que la liberté à la bouche. Il faut me pardoner ; je ne savais pas que la liberté n’est pas une récompense. Oh ! non, c’est une corvée. Au bout de toute liberté, il y a une sentence. Ah ! mon cher, pour qui est seul, sans dieu et sans maître, le poids des jours est terrible.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;13 . Xxè siècle – Pierre Goldman &lt;u&gt;L’Ordinaire mésaventure d’Archibald Rapaport&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand l’indicible, enfin , sera  gouverné par les écorchures invisibles de la transparence, quand l’écorce brûlée des évidences illuminera le règne opaque de la douleur normale, les chroniqueurs de la malédiction, qu’ils soient bénis, diront, s’ils disent encore, l’histoire sans fin d’un Juif étrange qu’attendait l’échafaud. Il était une fois, diront nos chantres, un Juif sans nom qui s’appelait Archibald Rapaport. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14. Xxè siècle – Maya Bejerano &lt;u&gt;&lt;/u&gt;(Israël)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courbure. S’incline, rompt, s’expose, se penche, glisse, se presse&lt;br /&gt;Marche ;&lt;br /&gt;Claque, achève, galope, frappe, coud , verse, domine, pèse&lt;br /&gt;gouverne&lt;br /&gt;répète et apprend,&lt;br /&gt;déchire, entrave, enfile, aime, réfrène, grandit,&lt;br /&gt;règne,&lt;br /&gt;siffle,&lt;br /&gt;déteste la chuchoteuse,&lt;br /&gt;agonise, baise, invente, fait&lt;br /&gt;puise&lt;br /&gt;consent,&lt;br /&gt;malade, aveugle, traîne, exige, coule, travaille&lt;br /&gt;se décapite,&lt;br /&gt;creuse,&lt;br /&gt;arrache, trouve, s’effondre, broie, crache, mange&lt;br /&gt;brûle, agit, entoure, aime.&lt;br /&gt;Larmoie, rêve, respire, heurte, ratisse, établit, étend&lt;br /&gt;porte,&lt;br /&gt;trahit,&lt;br /&gt;élabore, gobe, adhère, écoute, envahit, dit, tranche&lt;br /&gt;pêche,&lt;br /&gt;enfante,&lt;br /&gt;retourne.&lt;br /&gt;S’assoit, monte, coltine, étale, rince, plante,&lt;br /&gt;remercie,&lt;br /&gt;sereine,&lt;br /&gt;ressemble, épouse, crie, enveloppe hurle pénètre rêve&lt;br /&gt;Tresse, salit, aspire, achète, répond, pleure, touche,&lt;br /&gt;se tait&lt;br /&gt;rit&lt;br /&gt;débat, enquête, vit, lave, brille, se baigne,&lt;br /&gt;hostile, sirote, répand, voyage ;&lt;br /&gt;se faufile, graisse, brique, se précipite développe,&lt;br /&gt;se profile,&lt;br /&gt;devient folle, enfouit, enlaidit, embellit&lt;br /&gt;s’excuse,&lt;br /&gt;se lave, parle&lt;br /&gt;trempe, se sèche, s’incline s’envole, pousse&lt;br /&gt;et se concentre ;&lt;br /&gt;se déshabille, promet s’étonne, tombe malade, éclate&lt;br /&gt;accouche, isole, bavarde rencontre,&lt;br /&gt;contrainte, se vide, tombe amoureuse ;&lt;br /&gt;se vautre et fuit, folâtre, s’essuie, se fâche,&lt;br /&gt;allaite,&lt;br /&gt;guindée, s’instruit, leurre, exècre,&lt;br /&gt;se multiplie.&lt;br /&gt;grossière, s’affine, se relâche, halète, commence,&lt;br /&gt;émue, se fortifie, disparaît, se tue,&lt;br /&gt;périmée,&lt;br /&gt;tôt levée,&lt;br /&gt;allume, dérange et se brise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15. Xxè siècle – Aragon &lt;u&gt;Chagall L’admirable&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peindre.Un homme a passé sa vie à peindre. Et quand je dis sa vie, entendez bien : le reste est gesticulation. Peindre est sa vie. Et que peint-il ?  Des fruits, des fleurs, l’entrée d’un roi dans une ville ? Tout ce qui s’explique est autre chose que la vie. Que sa vie. Sa vie est peindre. Peindre – ou parler, peut-être ?  Il voit comme on entend. Les choses peintes sur la toile à la façon des phrases feintes. Les mots s’enchaînent. Tout fait phrase après tout, il n’y a pas à comprendre. Pays d’apesanteur où rien ne différencie l’homme de l’oiseau, l’âne habite le ciel, il se fait cirque de toute chose, on marche si bien sur la tête, un coq au bras du joueur de flûte dessine à l’ombre de sa nuque une femme nue tandis qu’au loin le village se dore à la fois du soleil et de la lune.  Nous sommes toujours au seuil des heures. L’aiguille montre le pas et le franchit. Le spectacle est donné – Hommes et femmes sont enceints d’apparitions : bêtes brutes, personnages d’un théâtre forain, sabbat d’un bestiaire à réunir, hantise d’ un autre part  aux jours d’enfance, têtes perdues, gymnasiarques d’un monde inverse, bretteur qu’accompagne quelque invisible violon ? C’est le rêve éveillé de tout un peuple d’amoureux. Et sans doute jamais personne n’a inondé mes yeux de lumière – des lumières qui sont peut-être des lilas. Pas besoin d’oripeaux pour en parer les acteurs sur qui tout se fait paillettes comme aux plumes, et les bouquets le plus souvent sont bosquets à les comparer aux danseurs. Et plus le peintre avançait dans son âge, plus il prenait plaisir de païen dans la paille des couleurs.  Le mirage ici n’est pas aux confins du désert, mais au miroitement des êtres, où la bête et l’homme se confondent, on ne sait quel rêve de la main morcelle amoureusement l’ombre et la clarté de la pulpe des doigts palper l’éparpillement d’un vert ou d’un orange. Et ce peintre parfois apparaît palette en main au pied de la toile avec un visage animal, si bien que le monde entier semble devant lui le modèle d’une parade imaginaire où se joue au vrai l’ailleurs des rêve, l’inconscient fait conscient. Et c’est partout, presque partout le royaume du toucher, le pays caressant des mains,  le plus souvent ouvertes. Un bœuf passe au loin – lent, si lent que s’éteint le violon et toute étreinte tient étrangement du silence de l’amour toujours réinventé. Ne réveillez point le peintre ! Il rêve, et le rêve est chose sacrée. Chose secrète. Il aura rêvé sa peinture et sa vie. Le monde est sa nuit comme il y fait son jour ; peintre de l’impossible situé à l’aurore d’un jour qui ne finira point.    Avril 1972&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;16. Xxè siècle – Emanuel Lévinas &lt;u&gt;Totalite et Infini&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vague de marais qui revient en léchant la plage en deça du firmament, spasme du temps qui conditionne la souvenance. Ainsi seulement je vois sans être vu. Je ne suis plus envahi par la nature, je ne plonge plus dans une ambiance ou dans une atmosphère. Ainsi seulement l’essence équivoque de la maison creuse des interstices dans la continuité de la terre.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;17. Xxè siècle – Albert Caraco &lt;u&gt;Mystique de l'Abîme&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit parfois que monter ou descendre, cela revient au même et qu’en allant à bout de voie, il est possible enfin qu’on se rencontre, on dit que les péchés où l’on se jette avec une fureur toujours nouvelle et toujours inlassable auraient le propre de nous avancer à l’égal des vertus et des renoncements, on dit que l’âme la plus sainte a des lumières qu’aurait l’âme la plus monstrueuse, que l’une et l’autre se répondent et qu’il vaut mieux leur ressembler que de languir à mi-chemin. N’est pas sublime qui le pense et n’est pas méchant qui le veut, on a beaucoup de fanfarons en la matière, les saints n’abonderont jamais ni les démons, à ce que je me persuade, et s’il fallait donner la préférence aux hommes les plus rares, on tremble de songer à qui les palmes seraient tôt remises. La luxure et la mort conspirent dans les hommes nés atroces, élus, mais à rebours et qui s’acharnent après les ténèbres : ils perdent et se perdent, ils sèment le malheur, ils en jouissent, et les abîmes ouverts sous les pas de ceux qu’ils y dévouent ne manquent pas de les engloutir eux-mêmes, objets de leurs moyens qui les fascineront toujours et – malgré leur astuce – d’intelligence avec leur désolation, époux de la ruine et la cherchant dans les triomphes. Ces forts-là qu’on admire, ces bourreaux que l’on vante ou ces luxurieux que l’on méprise en s’alarmant de la folie qui les emporte, ils aiment, éperdus, ce qui les désassemble, ils marchent au néant qu’ils sollicitent dans les stupres ou les violences, leur fourbe ne les sauvant plus de cette rage qui les assassine. Ces monstres cherchent Dieu, ces monstres, nous les appelons mystiques et nous les appelons mystiques les méchants renforcés et les impurs que nulle volupté n’arrête : ils veulent échapper à l’évidence en descendant où la lumière ne les frappe, au sein de la confusion et de la mêlée des possibles, où veille ce qui n’a pris forme et les efface toutes, la liberté dans le chaos et l’équivoque dans la jouissance. Le Dieu qu’ils fuient, ils Le connaissent et Le prouvent, ils servent à Sa gloire et qui les juge La décèle, ils s’offrent délirant à ce qui les consume et jalousant ceux qu’ils tourmentent, ils rêvent d’un bourreau qui les déchire enfin ou d’une volupté qui les anéantisse, ils cherchent une mort multipliée en un mourir suprême, ils semblent des martyrs et qui s’ignorent, ils rampent vers la croix, ils courent s’y lier. Au bout du mal, il semble que le mal n’est plus et ce qu’on trouve, on n’ose le nommer, cela dépasse nos moyens et notre jugement se brouille : on a beau s’enfoncer que l’on n’échappe à l’Eternel et c’est Dieu même qui parait armé de Sa colère au fond de la luxure et de la mort, elles nous acheminent à ce que l’on pensait fuir, Dieu veille où la mort cesse, Dieu veille où la luxure se consume, la mort Le glorifie et la luxure Le révèle, l’épuisement et la folie mesurent Sa constance et les ténèbres Sa lumière, Il a besoin de ce qu’on Lui refuse et nous oblige à l’abdiquer en la démence qu’Il suscite, Il nous enferme et nous Le rejoignons, les meilleurs sur les ailes de la Grâce, les pires attachés au poids qui les entraîne et pesant à la nuit qui les cache. Les uns montent vers Dieu, plus légers à mesure ; les autres, abîmés dans un enfoncement qu’ils peuplent de leur haine, tombent en Dieu, lourds de l’atrocité qui les emplit : l’enfer est Dieu comme le ciel et l’horreur n’est pas moins divine que l’amour, il faut à Dieu les saints qu’Il déifie et les démons qu’Il tente, le bien ne serait plus si les ténèbres manquaient à sa gloire. Les monstres, Dieu les embesogne et plus eux-mêmes se croient libres, mieux ils Le servent : le dessein général les enveloppe et leur chaos ne saurait prévaloir sur l’harmonie qui les efface, Dieu les appelle au choix qu’ils ont formé, Dieu les punit de leur soumission rendue inévitable et plus féroce qu’eux, Il les emploie à seule fin de les anéantir. Si Dieu n’était que bon, Il ne serait plus Dieu, la bonté ne suffit à l’ordre et l’ordre vaut mieux que le bien, l’ordre est sublime et le bien non, le bien ne fut et ne sera jamais que désirable, la vastitude ignore la clémence et les suprêmes lois ne se dévient, toujours leur application sera cruelle et les victimes parfois innocentes. Dieu n’aime pas le monde et ne saurait l’abominer : il le régit, Il a comme nous tous une raison d’Etat, ce qui nous semble amour ou désamour est un effet des règles qu’Il s’impose, en vérité la source les ignore, Il est impersonnel et se rend personnel, nous L’obligeons en quelque sorte à devenir, mais l’homme ôté, Dieu n’a plus de miroir, la cohérence L’engloutit et pareil à Soi-même, Il demeure avec Soi pour être l’indivis que la pensée ne rompt.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/257532208278989528-4754396315844583885?l=calicles30.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://calicles30.blogspot.com/feeds/4754396315844583885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/choix-de-textes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/4754396315844583885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/257532208278989528/posts/default/4754396315844583885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://calicles30.blogspot.com/2009/11/choix-de-textes.html' title='Choix de Textes'/><author><name>Jonathan Ibgui</name><uri>https://profiles.google.com/110600419476347241338</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-140EETg-9x0/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/zdjyyauGvjQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
